PremiumGastro-entérologie

L'interleukine-2 (IL-2) biomarqueur de la maladie coeliaque ?

photo

Les patients atteints de maladie coeliaque qui suivent un régime sans gluten présentent encore des réactions au gluten qui ne sont ni bien caractérisées, ni bien comprises, mais dans lesquelles une libération systémique de cytokines (IL-2 notamment), pourrait être en cause.

Dr Jean-Claude Lemaire - 17 octobre 2019

Des investigateurs ont déterminé la nature et l'évolution dans le temps des symptômes et de l'IL-2 chez 25 patients atteints de maladie coeliaque sous régime sans gluten et chez 25 volontaires en bonne santé après prise de 6 grammes de gluten. Les symptômes ont été répertoriés toutes les heures jusqu'à 6 heures après la prise de gluten, les taux sériques d'IL-2 ont été déterminés au départ puis 2, 4 et 6 heures après la prise de gluten et la surveillance concernant les effets secondaires a duré 48 heures.

L'IL-2 a toujours été indétectable chez les témoins, alors qu'indétectable au départ, son taux sérique était >0,5 pg/ml à 4 heures chez 92% des patients. Les scores de gravité des manifestations rapportées après la prise de gluten étaient tous significativement augmentés chez les patients (p<0,001) mais pas chez les témoins.

Les symptômes débutaient 1 heure après la prise de gluten et culminaient à 3 heures. Nausées et vomissements étaient les réactions les plus graves, mais de légers maux de tête et une fatigue étaient également rapportés.

Le pic sérique d'IL-2 était en corrélation avec la sévérité des symptômes, en particulier pour les nausées et les vomissements. Au total, ce travail établit que l'élévation du taux sérique d'IL-2 est corrélée avec le moment d'apparition et la sévérité des symptômes après exposition au gluten chez les sujets atteints de maladie coeliaque.

Les investigateurs avancent que l'ingestion standardisée d'un bolus alimentaire de gluten avec mesure de l'IL-2 pourrait constituer un test clinique précieux pour surveiller et diagnostiquer une authentique maladie coeliaque chez les patients qui s'astreignent à un régime sans gluten.

JA Tye-Din et al. Aliment Pharmacol Ther. 2019 Sep 4. [Epub ahead of print]. https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/apt.15477

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Mieux comprendre les facteurs de rémission des MICI

Les liens de causalité entre alimentation et risque de développement de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin ont déjà été largement étayés. Une récente étude multicentrique franco-belge permet de mieux comprendre dans quelle mesure l’alimentation entretient l’activité inflammatoire, que ce soit dans la maladie de Crohn ou dans la rectocolite ulcéro-hémorragi

Gastrites, gastropathies : comment les distinguer ?

La surprescription des IPPs, l’un des chefs de bataille de notre actuel ministre de la santé, doit s’inscrire dans le cadre d’une meilleure compréhension des mécanismes physio-pathologiques sous-jacents. Cet article, fondé sur les propos du Pr Pierre Deprez (Cliniques universitaires Saint-Luc), propose une révision des principales causes de gastrites et de gastropathies.

Amazon Pharmacy lance la distribution du comprimé Ozempic à domicile et en point de retrait

Amazon Pharmacy poursuit son offensive dans la pharmacie en ligne. La plateforme de livraison de médicaments d’Amazon annonce étendre, aux États-Unis, l’accès à la version orale d’Ozempic, le GLP-1 de Novo Nordisk destiné aux patients atteints de diabète de type 2.

Polyarthrite rhumatoïde : pourquoi et comment décroître la corticothérapie ?

Dans la polyarthrite rhumatoïde (PR), l’EULAR positionne les corticostéroïdes (CS) comme un traitement d’appoint, l’ACR les déconseille si possible. Là où les 2 sociétés se rejoignent, c’est sur l’absolue nécessité d’un sevrage à 3 mois. Malgré ces recommandations, 80% des patients sont toujours sous CS à 1 an avec les risques intrinsèques. Dans ce contexte, il faut se poser 3 questions1. Les CS sont-ils nécessaires ? Quels sont les risques ? Comment réaliser le sevrage dans de bonnes conditions ?

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
02 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine