Pays-Bas : grève historique des hôpitaux

Alors que le Fonds blouses blanches est en passe d'être voté en Belgique et que la France a connu des mouvements sociaux massifs et récurrents cette année dans les hôpitaux, les Pays-Bas affrontaient mercredi un mouvement de grève sans précédent touchant une cinquantaine d'hôpitaux et près de 120 sites hospitaliers. Dans ces trois pays, les revendications sont les mêmes : salaires trop bas, horaires intenables et manque de reconnaissance. Une révolution en marche ?
La Chambre a approuvé par amendement à la loi sur les douzièmes provisoires, la création d'un Fonds destiné à améliorer le sort du personnel infirmier. Cet amendement doit toutefois être mis en oeuvre par une proposition de loi pour assurer la répartition des 67 millions prévus pour cette année et des 402 millions sur base annuelle. Huit millions sont prévus pour les indépendants et 59 millions pour les salariés par le biais du Fonds Maribel social. Une manière préventive peut-être d'éviter ce que la France a connu : un mouvement social qui a débuté en mars, s'est poursuivi en été et qui touchait encore 268 établissements début de semaine dernière.
Aux Pays-Bas aussi, une grève sans précédent a touché le pays ce mercredi. Le personnel de 54 hôpitaux, 32 cliniques externes et quatre centres de réadaptation y ont participé. Au total, 119 sites étaient concernés. Ces hôpitaux ont fonctionné à la moitié de leur capacité et, en principe, seuls les soins d'urgence étaient véritablement délivrés. Tous les rendez-vous dans les cliniques externes ont été supprimés ; les opérations non urgentes ont été annulées.
Selon les syndicats néerlandais, 200.000 employés des hôpitaux et des centres de réadaptation sont sous-payés et travaillent dans de mauvaises conditions. Ils exigent 5 % de salaire supplémentaire. La convention collective précédente a expiré le 1er avril, mais les discussions sur une nouvelle convention collective sont dans l'impasse. Les syndicats et les hôpitaux ne sont plus parlé depuis juin. Selon plusieurs sondages, les du personnel envisagent de quitter le secteur. Ce qui aggraverait encore les pénuries de personnel, notamment aux urgences. Où les pathologies qui se présentent sont de plus en plus graves. Les services d'urgence sont constamment occupés à faire de la place pour le patient suivant. L'esanté et les soins à domicile n'ont pas tenu leur promesse de désengorgement pour le moment, c'est même l'inverse qui s'est produit.
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