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Éthique

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L'année 2019 a surtout été le théâtre d'un débat sur l'extension des conditions de l'avortement. En l'absence de gouvernement de plein exercice et alors que le gouvernement est tombé il y a plus d'un an sur le Pacte migratoire (aussi une question éthique au fond), le Parlement prend une place prépondérante. Il cesse d'être une chambre d'entérinement de l'Exécutif.

19 décembre 2019

Huit groupes ont signé ces amendements à la proposition PS : outre les socialistes, c'est le cas des libéraux, des écologistes, de Déf i et du PTB. CD&V, N-VA, VB et CDH font peu ou prou de la résistance.

Pour résumer, la proposition de loi entend allonger le délai d'IVG de 12 à 18 semaines et faire de l'IVG un acte médical sans consonance particulière. Le délai de réflexion imposé à la femme est réduit à 48 heures. Les sanctions pénales disparaissent, aussi bien pour la femme que pour le médecin qui pratique l'IVG.

Deux pétitions contradictoires ont été lancées en parallèle de l'examen du texte en première lecture par le Conseil d'État. La première qui a recueilli près de 2.000 signatures de soignants regrette l'évolution de la législation. L'avortement ne doit pas être banalisé, le délai de 48 heures est insuffisant et l'embryon présente, à 18 semaines, des caractéristiques de l'être humain qu'il deviendra.

L'autre pétition, dont on ne sait si elle répond à la première, soutenue par la Fédération laïque des centres de planning familial et 1.500 médecins, défend le texte de loi. " Nous sommes favorables à l'extension du droit à l'IVG jusqu'à 18 semaines, parce que nous sommes à l'écoute de chacune qui se trouve, à un moment donné de sa vie, dans une situation qui lui est propre. Augmenter le nombre de semaines permettra un temps de réflexion plus confortable qu'un avortement dans l'urgence d'un délai légal réduit. "

Côté respect de la vie privée, la Fondation Roi Baudouin a publié avec Sciensano, ORB International et Gallup, un sondage au plan européen qui a révélé en août qu'une large majorité de citoyens veut tout savoir sur son ADN. Quatre Belges sur dix se disent prêts à partager les données de leur génome avec l'industrie pharmaceutique, davantage encore (58%) avec des chercheurs universitaires et avec leur famille (69%).

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