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L'énergie solaire, nouvelle arme anti-cancer

INNOVATION Une recherche américaine confirme l'intérêt de la technologie de l'énergie solaire en oncologie. Les molécules actives dans les cellules solaires pourraient en effet également être utilisées pour cibler et tuer plus efficacement les cellules cancéreuses.

30 janvier 2020

Etudier le comportement spécifique d'une tumeur afin de choisir le traitement le plus adapté, tel est l'objectif de la " théranostique " (contraction de thérapie et diagnostic). Cette nouvelle approche utilise l'imagerie pour visualiser les cellules cancéreuses dans le corps, guider la chirurgie et traiter les cellules de manière ciblée. L'idée est d'étudier la tumeur d'un patient de manière individualisée afin de proposer une thérapie adaptée à son propre cancer.

Optoélectronique

Les colorants fluorescents actuellement utilisés à des fins " théranostiques " sont toutefois limités par leur faible luminosité, leur cytotoxicité élevée, leur faible pénétration dans les tissus et leurs effets secondaires indésirables.

Pour surmonter ces obstacles, des scientifiques de l'université du Michigan ont découvert une nouvelle façon de détecter et d'attaquer les cellules cancéreuses en utilisant des molécules actives dans les cellules solaires.

Ils ont eu recours à des nanoparticules de sel organique optimisées de manière optoélectronique, ce qui permet un contrôle indépendant de leurs propriétés optiques à partir de leurs propriétés électroniques.

Ce concept a été testé sur des cellules souches humaines et sur des modèles murins atteints de cancer du sein, du poumon et de la peau.

L'aspect coaxial des nanoparticules dans la zone non toxique a permis d'améliorer l'imagerie, tout en les poussant dans la zone phototoxique - ou activée par la lumière -, ce qui a produit un traitement tumoral efficace sur site, et donc plus personnalisé.

Vers des essais cliniques

" Nos résultats présentent des améliorations spectaculaires et offrent des possibilités prometteuses ", a déclaré Sophia Lunts, biochimiste et biologiste moléculaire.

" Des possibilités qui vont bien au-delà du domaine de l'oncologie, même si le cancer est le premier concerné ", a ajouté Richard Lunts, professeur en génie chimique et en science des matériaux.

Leurs recherches futures viseront à améliorer l'efficacité des " théranostiques ", à diminuer la toxicité nanoparticules de sel organique et à réduire les effets secondaires.

Les Lunts ont déposé une demande de brevet pour leur travail. Ils ont hâte de faire connaître leur découverte et d'appliquer l'utilisation de molécules photoactives à des essais cliniques.

Source : Scientific Reports, 25 octobre 2019, doi : 10.1038/s41598-019-51593-z

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