Parkinson : quelle implication pour les MRS ?

Le parcours de vie des patients souffrant de la maladie de Parkinson s'inscrit dans un organigramme de soins et de santé sans cesse en réflexion, où les maisons de repos et de soins peuvent jouer un rôle de transition utile.
En Belgique, 30 à 50.000 personnes présentent une maladie de Parkinson. Aujourd'hui, deux à trois mille nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année. Avec quatre à six millions de personnes malades dans le monde et une estimation de 12 à 17 millions en 2040, on parle désormais d'une véritable pandémie de Parkinson. D'où l'importance de la détection précoce des signes de la maladie et de ses complications et de l'implication des professionnels au sens large, afin d'optimaliser la prise en charge et le suivi des malades.
" C'est en prônant la plus large multi-disciplinarité synergique que, depuis quelques années, les bénévoles de l'asbl Ensemble pour le cerveau (EplC) développent une campagne de sensibilisation et de formation des différents professionnels de la santé (médecins, pharmaciens, kinésithérapeutes, infirmières, aides-soignantes, logopèdes, psychologues, aides familiales, assistantes sociales...) et du grand public avec l'aide des associations de patients. C'est le concept de l''EplC Parkinson Care Sentinel Network' qui rassemble des 'sentinelles compétentes', sentinelles parce qu'elles sont attentives et compétentes parce qu'elles sont formées ", précise le Dr Gianni Franco, président d'EplC. Il se crée ainsi tout un organigramme de personnes actives autour et avec le patient.
Les " sentinelles compétentes " sont essentielles pour détecter les signes de complication comme les chutes répétées, les problèmes de déglutition, les interactions médicamenteuses, les signes masqués (confusion, troubles du sommeil, apnées...)
Transition adoucie
Que faire une fois la maladie de Parkinson diagnostiquée ? " Il n'y a pas vraiment de structure adaptée pour soutenir la transition entre l'hôpital où on pose le diagnostic et le domicile où rien n'est préparé. Et ceci pour une affection qui limite l'autonomie des patients et qui, par ailleurs, touche de plus en plus de jeunes avant l'âge de 40 ans. Une transition adaptée et en compétence au sein des maisons de repos et de soins pourrait être une des solutions à envisager ", précise le Dr Gianni Franco.
Les " sentinelles compétentes " sont essentielles pour détecter les signes de complication comme les chutes répétées, les problèmes de déglutition, les interactions médicamenteuses, les signes masqués (confusion, troubles du sommeil, apnées...)... Telle est la mission de l'équipe multidisciplinaire et synergique qui entoure le patient, comme le conçoit l'EplC.
Sensible à cette problématique, le Groupe Orpea des MRS a proposé à l'EplC de promouvoir des 'Parkinson Friendly Rest and Care Homes'. " Si on peut détecter et sensibiliser aux risques que ces patients présentent de tomber, d'avaler de travers, d'avoir des problèmes de traitement médicamenteux, des interactions médicamenteuses, des troubles du sommeil... on va augmenter la qualité de vie des personnes aussi en maison de repos, en faire des lieux de vie, de transition où on peut entrer et sortir. "
Belgian Parkinson Congress
Le Belgian Parkinson Congress qui aura lieu le 20 mars prochain à Bruxelles abordera essentiellement la thématique de la formation à la détection précoce dans le cadre de l'EplC Parkinson Care Sentinel Network.
Ce congrès s'adresse aux médecins généralistes et spécialistes, aux pharmaciens, aux paramédicaux au sens le plus large et aux associations de patients.
Il s'inscrit dans le cadre de la " Brain Awareness Week " de la Dana Foundation, soutenue par le Belgian Brain Council, la plate-forme belge rassemblant autant les sociétés scientifiques que les associations de Patients concernées par les maladies du Cerveau. Le congrès est soutenu par le groupe Orpea.
Belgian Parkinson Congrès, le 20 mars, KVS, Quai aux Pierres de taille 7 à 1000 Bruxelles.
www.parkinsoncongress.be