Collège de médecine générale : privilégiez les consultations téléphoniques !

Le Collège de médecine générale (CMG) a publié un communiqué ce mardi sur l'attitude à adopter par les médecins généralistes face au Covid-19. Il martèle et réitère deux mots d'ordre : privilégiez impérativement les consultations téléphoniques et évitez que les centres de pré-tri soient pris d'assaut par les patients. Ceci complète l'algorithme d'aide à la décision téléphonique publié hier.
" L'heure de l'examen clinique systématique pour tout le monde est fini ! Celui-ci doit rester exceptionnel Relisez les procédures ! Les généralistes qui se mettent volontairement et systématiquement en dehors des consignes officielles le font en toute irresponsabilité ! Il faut veiller à garder une force de frappe téléphonique aussi en garde. Mot d'ordre : consultations téléphoniques ! ", insiste vigoureusement le CMG.
En effet, en privilégiant la prise en charge téléphonique au maximum, on fera en sorte que " le moins de monde possible ne parvienne dans les lieux de triage ".
Thomas Orban précise encore : " Il ne faut pas que les patients se rendent d'eux-mêmes dans un lieu de triage, il faut l'éviter pour la même raison que les urgences: éviter la saturation ou la prise d'assaut. Ce sont les MG et d'autres structures habilitées qui enverront les patients vers ces lieux destinés à user rationnellement des ressources humaines et matérielles. Sinon, il va y avoir une ruée sur ces centres qui seront très perturbés dans leur efficacité. "
Concernant le traitement des patients à risque, ce conseil : " Ne pas hésiter à faire demander par le patient l'avis du Spécialiste responsable du traitement (...) Ce sont les doses supra-physiologiques de corticoïdes (per os) qui sont inquiétantes et à modifier si nécessaire. "
Quant au patient asymptomatique renvoyé par l'employeur pour mesures internes d'écartement : " Un certificat doit couvrir un patient symptomatique, le MG n'a pas à intervenir dans un contrat de travail où l'employeur décide que son travailleur doit rester à la maison et être couvert par un certificat. Il n'y a pas lieu d'en délivrer dans ce cas. "