PremiumLe journal du médecin

Six priorités pour soigner

photo

" Nous insistons pour rouvrir les consultations extrahospitalières et hospitalières ", souligne le Dr Jean-Luc Demeere. Le président du GBS propose six priorités à Sophie Wilmès et Maggie De Block pour réduire le risque de dégâts collatéraux causés par le manque de soins aux personnes qui en ont besoin.

Vincent Claes - 22 avril 2020

1. Rouvrir les secrétariats de consultation afin de permettre les téléconsultations

Les patients doivent pouvoir téléphoner à leur médecin spécialiste. Ce dernier est à même de juger, sur base du dossier, de la nécessité du déplacement du patient vers la consultation, l'hôpital ou les urgences. Au téléphone, le médecin spécialiste peut régler nombre de problèmes et même faire des prescriptions électroniques.

2. Il ne faut pas empêcher les dépistages des cancers

Une femme qui remarque une petite boule dans le sein ne téléphonera probablement pas au médecin généraliste et attendra la réouverture des consultations de son gynécologue. Ce dernier ne pourra pas faire de mammographie (examen non essentiel). Quelle est sa responsabilité ? Un dermatologue de ville, nous a rapporté un cas de mélanome arrivé chez lui, parce que sa consultation était restée ouverte, alors que la patiente consultait normalement à l'hôpital. Cela suppose donc la réouverture sélective des examens de laboratoire et de l'imagerie médicale.

3. Il faut assurer le suivi " normal " des pathologies oncologiques et les patients sous anticoagulants 4. Il faut assurer " normalement " le suivi des maladies chroniques

Pour les patients qui nécessitent un traitement spécifique, comme les hépatites C, les cirrhoses, les diabètes compliqués, les affections immunitaires notamment en rhumatologie, les allergies sévères etc... Ce sont des patients connus du médecin spécialiste qui ne peuvent plus ou n'osent plus téléphoner à l'hôpital ou au médecin spécialiste.

5. Il faut déterminer le degré d'urgence

Pour les affections handicapantes qui ne permettent plus une vie normale, il faut, suite à une téléconsultation, déterminer si les patients peuvent supporter les dommages collatéraux comme l'alitement et des soins à domicile ou au contraire être aidés par un traitement plus agressif et efficace qui, in casu, devient une semi-urgence.

6. Il faut pouvoir prendre en charge certaines pathologies

Les pathologies cardiovasculaires, pneumologiques, gastroentérologiques, pédiatriques doivent pouvoir être traitées après téléconsultation. Des cas d'infarctus du myocarde non traités par thrombolyse (lésion définitive), nous ont été rapportés par des médecins cardiologues déçus. Des enfants avec des affections respiratoires allergiques ne sont plus traitées de façon optimale, tout comme les déshydratations dues aux gastroentérites ne sont pas traitées efficacement...

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

En savoir plus sur

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
02 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine