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Radiologie en temps de coronavirus

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Le Pr Villeirs de l'UZ Gent a commencé, afin de répondre aux messages diffusés dans les médias, par insister sur le fait que les scanners thoraciques ne sont pas utilisés pour dépister le Covid-19 dans la population générale.

Iris Schrooten - 28 avril 2020

En revanche, les scanners thoraciques sont bel et bien utilisés dans un groupe de patients sélectionnés, p. ex. chez les patients qui ont des symptômes du Covid-19 et un test PCR négatif et, comme outil de tri, chez les patients symptomatiques lorsque les médecins souhaitent une réponse rapide quant à l'éventualité d'une contamination.

Pr Geert Villeirs
Pr Geert Villeirs© -

Pour le reste, les scanners thoraciques peuvent également être utilisés chez les patients à haut risque (p. ex. immunodéprimés ou gériatriques) qui seront intubés ou opérés pour une pathologie aiguë sans lien avec le Covid-19 (p. ex. AVC).

En ce qui concerne l'urologie et l'uro-oncologie, les radiologues se cantonnent actuellement aux examens d'imagerie "urgents", c.-à-d. à tous les examens qui ne peuvent pas être reportés de 12 semaines au vu des plaintes somatiques / psychologiques du patient. Le Pr Villeirs a souligné que cette urgence ne peut pas toujours être définie par le radiologue, mais que le médecin traitant joue un rôle important à cet égard. À l'UZ Gent, l'imagerie est actuellement limitée à un certain nombre de situations, plus particulièrement l'évaluation de l'effet de traitements oncologiques en cours, le suivi peu après l'arrêt d'un traitement, les études cliniques et les symptômes évoquant une rechute. Pour ces décisions, les radiologues se fondent sur les recommandations de l'EAU et se limitent en grande partie aux recommandations de suivi dans les 1 à 2 ans suivant le diagnostic ou le traitement. Lors de la discussion, il a été relevé que les radiologues informent régulièrement les urologues qu'un patient négatif pour le Covid-19 montre malgré tout des signes de contamination possible au scanner thoracique, leur demandant que faire. Le Pr Villeirs a confirmé l'existence de cette situation dans environ 10 % des cas. Chez ces patients, il est important de les considérer comme de potentiels cas positifs au Covid et de les soumettre à un deuxième test PCR ou autre pour identifier la nature de l'anomalie visualisée à l'imagerie.

Retrouvez la présentation du Pr Villeirs dans son intégralité sur le site Web de Scientific Summits. (https://www.scientificsummits.eu/events/webmeeting-urology-in-belgium-in-times-of-corona/)

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