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Le personnel des soins intensifs redoute un deuxième pic

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Alors que les hôpitaux retrouvent progressivement leur fonctionnement normal à mesure que le nombre d'admissions de malades atteints du Covid-19 diminue, la pression sur le personnel soignant reste cependant élevée. Interview du Dr Geert Meyfroidt, président de l'association belge de médecine intensive.

la rédaction - 12 mai 2020

"Je remarque que de nombreuses personnes sont exténuées et aspirent à des conditions de travail normales. Nous espérons qu'un nouveau pic se fera attendre afin que nous puissions bénéficier d'une période de récupération", commente Geert Meyfroidt. "Presque tous les hôpitaux" ont repris leurs activités normales cette semaine", indique l'administratrice déléguée de la coupole flamande d'hôpitaux et organisations de soins Zorgnet-Icuro.

Selon le président de l'association belge de médecine intensive, ce redémarrage est plus difficile à organiser que le premier pic, car il faut maintenant séparer deux flux de patients. Certaines activités sont ainsi transférées vers d'autres départements et il faut éviter le regroupement de personnes.

De plus, les hôpitaux doivent réserver une partie de leur capacité d'accueil en cas de deuxième pic, souligne l'administratrice de Zorgnet-Icuro. Cela concerne au moins 25% des lits aux soins intensifs et quatre fois plus de lits dans les unités d'hospitalisations non intensives pour Covid-19, à augmenter si nécessaire.

Le Dr Meyfroidt espère néanmoins qu'il n'y aura pas de deuxième pic. "Nous constatons que cela a été et est encore très difficile pour le personnel soignant. Ils sont nombreux à redouter un deuxième pic avant ou pendant l'été puisque nous devrons de nouveau assurer la prise en charge des patients. Nous avons besoin de repos mais ce n'est malheureusement pas pour bientôt", poursuit-il. "S'il devait y avoir un deuxième pic, nous l'attendons une ou deux semaines après le relâchement des mesures de restriction. Nous pourrons l'éviter, espérons-le, si chacun continue à se comporter de manière responsable.""

Les médecins généralistes sont aussi de plus en plus occupés depuis la reprise des consultations non urgentes, estime l'Association belge des syndicats de médecins (Absym). L'association flamande des médecins généralistes Domus Medica s'attend à avoir des résultats dès la semaine prochaine, maintenant que les médecins généralistes sont également autorisés à dépister les patients suspectés d'être porteurs du virus Sars-Cov-2.

D'après Belga

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