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Radiothérapie uro-oncologique à l'époque du covid-19

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Le Prof. Gert De Meerleer (service de radiothérapie-oncologie, UZ Leuven) a commenté les directives soutenues par l'ESTRO en ce qui concerne la radiothérapie en ces temps de coronavirus. Pour le cancer de la prostate à faible risque, le suivi actif est bien entendu à privilégier.

Iris Schrooten - 12 mai 2020

Chez les patients atteints d'un cancer de la prostate à risque intermédiaire, la radiothérapie peut être reportée sans problème, pour une période allant même jusqu'à douze moins en cas de risque intermédiaire faible. En revanche, chez les patients à risque élevé, la radiothérapie associée à une hormonothérapie ne doit pas être reportée de plus de six mois, quatre mois étant une durée optimale.

Prof. Gert De Meerleer
Prof. Gert De Meerleer© -

L'hypofractionnement bénéficie de la préférence absolue, pendant la crise du coronavirus, mais aussi après. Il peut être administré selon trois schémas : le schéma CHHIP à raison de 3 x 20 Gy, le schéma belge à raison de 16 x 3,65 Gy quatre fois par semaine ou l'ultra-hypofractionnement à raison de 7 x 6,1 Gy trois fois par semaine. Cette dernière approche n'est toutefois pas encore remboursée en Belgique. Selon le Prof. De Meerleer, la radiothérapie stéréotaxique (SBRT) en tant que traitement primaire du cancer de la prostate n'a pas encore fourni suffisamment de preuves pour être administrée hors du cadre d'études cliniques.

Pour les patients à haut risque dont le taux de PSA est indétectable après une prostatectomie radicale, l'ESTRO conseille de ne pas administrer de radiothérapie adjuvante, mais d'entamer une radiothérapie de sauvetage précoce en association avec une hormonothérapie. Cet avis repose sur l'étude RADICALS. En termes de durée de l'hormonothérapie, l'étude randomisée française, au cours de laquelle un traitement par privation androgénique (ADT) de six mois a été associé à la radiothérapie, peut être suivie. Il est important de souligner que la plupart des patients inclus dans l'étude RADICALS appartenaient au groupe à risque faible ou intermédiaire, tandis qu'en Belgique, ce sont principalement des patients à haut risque qui sont opérés. Selon le Prof. De Meerleer, ces données ne peuvent pas être simplement extrapolées. Il accepte de suivre l'avis de l'ESTRO pendant la crise du coronavirus, mais indique de commencer ensuite immédiatement une radiothérapie adjuvante chez certains patients à haut risque.

Chez les patients atteints d'un cancer de la vessie chez qui une cystectomie radicale doit être reportée, la chimioradiothérapie peut être une alternative.

La présentation complète du Prof. De Meerleer peut être consultée sur le site Internet de Scientific Summits. (https://www.scientificsummits.eu/events/webmeeting-urology-in-belgium-in-times-of-corona/)

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