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Durcissement des conditions d'octroi des crédits immobiliers

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Temps de crise oblige, les conditions d'octroi des crédits immobiliers se durcissent. Les banques craignent d'un côté que les créditeurs fassent appel au joker coronavirus, de l'autre côté qu'une bulle immobilière éclate.

20 mai 2020

Le marché de l'immobilier, encore au sommet de sa forme il y a deux mois, subit de plein fouet la crise du Covid-19. En deux mois, le marché a basculé. Les prix vont même reculer pour la première fois depuis 1983 annonçait en avril la KBC. La banque s'attend à une baisse des prix du logement de 3% en 2020 et de 2% en 2021, avant une lente embellie par la suite.

Conséquence de cette baisse immobilière, les taux augmentent. Chez Keytrade Bank, par exemple, la hausse a atteint près de 1% en 15 jours, passant de 1,39% sur 25 ans au 24 mars à 2,12% sur 25 ans au 6 avril. Au 13 mai, les taux sont par contre redescendus à 1,43% sur 25 ans. Autant dire que le marché est actuellement très versatile.

Les banques ne sont pas rassurées pour autant, et ont donc décidé de durcir leurs conditions d'octroi. Par exemple, les banques sont désormais plus enclines à financer le projet sur une base de 100% en hypothèque et non en 50% mandat, 50% hypothèque. " Les banques craignent effectivement qu'une bulle immobilière éclate ", nous confie un expert hypothécaire chez Keytrade Bank. Il s'agit donc de dire au revoir à des économies substantielles, de l'ordre de 1.000 par tranche de 150.000 empruntés. " L'impact est toutefois moindre si l'on considère cette somme sur 15 ans. "

Autre impact de la crise : il faut désormais prouver que l'on a les reins suffisamment solides pour emprunter. Autrement dit, prouver une épargne suffisante pour couvrir une éventuelle carence due, par exemple, à la perte de revenus à cause du Covid-19. Il ne s'agit pas d'atteindre une épargne de 25.000 euros, seuil en dessous duquel est accordé le report de six mois à cause du coronavirus, mais le plus souvent d'atteindre un montant équivalent à six mensualités du prêt hypothécaire pour éviter autant que faire se peut l'appel au joker.

Durcissement des conditions d'octroi des crédits immobiliers
© Getty Images

Un Belge sur cinq multipropriétaire

Environ 70% des ménages belges étaient propriétaires de leur logement propre en 2017 et 19% possédaient d'autres biens immobiliers (allant d'un garage à un espace commercial ou une seconde résidence), indique lundi la Banque nationale de Belgique (BNB) sur base de la troisième vague d'une enquête européenne sur les finances et la consommation des ménages à laquelle plus de 2.300 ménages belges ont participé.

Si 96% des ménages les plus riches étaient propriétaires de leur logement propre, ce n'était le cas en 2017 que pour 3% des plus pauvres.

L'enquête montre également que malgré la reprise économique et la baisse des taux d'intérêt observées à l'époque de l'enquête, la plupart des Belges ne se sont pas tournés vers les actifs financiers plus risqués et plus sophistiqués, comme les actions, les obligations et les bons de caisse, leur préférant les dépôts et les plans de pension complémentaires ou les contrats d'assurance-vie.

Par rapport à la vague précédente de l'enquête (2014), les ménages belges se sont davantage endettés, en particulier sous la forme d'emprunts hypothécaires, lesquels ont grimpé de 22%. "Les ménages ont emprunté davantage par rapport à la valeur de leurs actifs et par rapport à leur revenu, ce qui pourrait accroître leur vulnérabilité à un choc négatif frappant leurs finances", constate la BNB. "Si les valeurs agrégées n'ont pas été excessives, un endettement important pourrait cependant devenir problématique pour certains ménages", poursuit la Banque nationale : l'enquête montre une proportion croissante de cas dans lesquels l'endettement est très élevé en comparaison du revenu annuel brut du ménage (plus de 300%) ou de l'ensemble de ses actifs (plus de 75%).

L'élévation des niveaux d'endettement, également par rapport à l'ensemble des actifs, signifie que la richesse nette des ménages belges s'est réduite entre 2014 et 2017. Selon la BNB, cette baisse a été plus marquée pour les ménages plus jeunes et pour les plus pauvres.

De manière générale, les informations de l'enquête sont également utiles "pour identifier des vulnérabilités potentielles chez les ménages, en particulier face à un choc sur leur revenu ou sur la valeur de leurs actifs, y compris en prenant en compte leurs niveaux d'endettement", conclut la BNB, pour qui l'enquête s'avère " particulièrement pertinente lorsqu'on analyse les effets potentiels de la crise découlant de la pandémie du Covid-19 et qu'on élabore les réponses de politique économique adéquates."

Source : Belga

Espagne : une résidence secondaire sur dix achetée par un Belge

En Espagne, entre 2007 et 2019, 10% des résidences secondaires étrangères ont été achetées par des Belges, indique un rapport de la Banco de Espana sur les achats immobiliers par des étrangers.

Plus de huit acheteurs sur 10 (84%) de résidences secondaires (non résidents) en Espagne provenaient de l'Union européenne. Près d'un achat de logement par des étrangers sur quatre (23%) a été réalisé par des Britanniques durant cette période. Ils sont suivis par les Allemands et les Français (12%) et les Belges (10%).

Les côtes ensoleillées d'Espagne et les îles ont été les lieux de prédilection des acheteurs étrangers. La région d'Alicante vient en tête (38% des achats étrangers) suivie par la région de Malaga (28%) et Santa Cruz de Tenerife (25%). Dans 35 régions espagnoles sur 50, les achats étrangers ne représentaient que 2% du total.

Source : Belga

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