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Testing : "Il faut simplifier l'encodage dans les centres de prélèvement"

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Face à l'afflux de personnes voulant se faire rapidement tester, les centres de prélèvement doivent faire face à une forte augmentation de leur charge de travail. Une solution serait de simplifier au plus vite les démarches administratives.

Vincent Claes - 14 septembre 2020

"Les médecins, infirmiers et volontaires des centres de prélèvement sont épuisés, le temps d'attente y devient intolérable pour les patients. Or l'encodage sur la plateforme Cyberlab représente la moitié du travail consacré à un prélèvement", constate le Dr David Simon (Absym).

Le généraliste de Colfontaine propose quelques solutions. "Puisque Sciensano dispose des données encodées par le médecin sur l'eForm, les centres de prélèvement devraient pouvoir y accéder sur la plateforme Cyberlab et ne plus devoir encoder que le numéro du tube PCR. Comme le Call Center pose au patient les mêmes questions qu'un médecin prescripteur, il devrait lui aussi générer un eForm pour permettre la procédure qui précède. Cela ferait gagner un temps précieux aux médecins qui doivent encoder les données dans les centres de prélèvement."

Autre mesure proposée par le nouveau membre du CA des Chambres syndicales du Hainaut, Namur et Brabant Wallon et administrateur du Conseil fédéral de l'Absym : envoyer les prélèvements sans les accompagner de l'impression papier de l'eForm. "Le laboratoire qui réalise le test devrait y avoir accès sur Cyberlab", conseille le Dr Simon.

Et David Simon de proposer que le call-center informe directement le patient et ses contacts (employeur, école...) des résultats du test et leur transmette le certificat de quarantaine. "Cela ferait gagner beaucoup de temps aux généralistes qui doivent faire face depuis quelques semaines à un afflux de voyageurs revenant de zone rouge ou de parents à qui les directions scolaires demandent de réaliser des tests pour être rassurées", complète le généraliste.

Eviter la saturation

Ces quelques adaptations de la procédure pourraient soulager les centres de prélèvements - dont certains ont dû fermer faute d'écouvillons - et les médecins généralistes.

"Se focaliser sur les lits de soins intensifs pour monitorer la saturation de notre système de soins est devenu inapproprié. Il faut désormais être attentifs à la saturation de la médecine générale, car c'est la première ligne qui porte désormais le poids de cette épidémie", prévient sur Twitter Emmanuel André. "Quand des centres de testing ferment plus tôt par manque de tests, il y a lieu d'avoir une réaction rapide, efficace et coordonnée. J'espère vraiment qu'elle est déjà prête. J'aimerais la voir", alerte également le Dr Thomas Orban, président du Collège de médecine générale sur le réseau social.

Est-il encore temps d'éviter la saturation ?

Vincent Claes

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