"Tout est bon à prendre pour alléger le fardeau des soignants"

La Chambre a voté deux dispositions destinées d'une part à faciliter les transports de patients entre hôpitaux et d'autre part à permettre le recrutement de personnel qualifié supplémentaire pour effectuer les tests de dépistage du coronavirus.
La seconde disposition intéressera évidemment beaucoup les généralistes car elle est destinée à alléger l'énorme charge de travail qu'ils connaissent actuellement.
Dans l'état actuel de la législation, seuls les médecins, les infirmiers et les sages-femmes, les technologues de laboratoire et les étudiants de ces filières sont habilités à réaliser les tests Covid. Afin de garantir la capacité de prélèvement, mais aussi de libérer les soignants pour d'autres tâches, les dentistes, pharmaciens, logopèdes, secouristes-ambulanciers ayant une expérience de minimum deux ans et les hygiénistes bucco-dentaires seront maintenant habilités à réaliser des tests Covid. Cette modification légale entrera aussi en vigueur dans les prochains jours dès publication au Moniteur belge.
"Le GBO est tout à fait favorable à cette mesure", réagit le Dr Paul De Munck, président du GBO. "Cela fait longtemps que nous plaidons en ce sens. Nous sommes dans une période de crise très particulière. Il faut absolument soulager les MG et les infirmiers de ces tâches de manière à ce qu'ils puissent se consacrer à leur tâche essentielle: soigner les patients et les malades, et notamment les patients atteints du Covid à domicile. Tout ce qui peut décharger le MG de faire des tests et des papiers est bon à prendre."
D'autres dispositions ont également été prises en CIM Santé. Il s'agit de dérogations supplémentaires à l'impossibilité temporaire pour les asymptomatiques de se faire tester. La règle ne s'applique, par exemple, plus aux professionnels de la santé, certains services publiques, les professionnels des écoles ou encore les aidants proches. Savoir qui est qui avant de tester ajoute à la complexité de la situation. "Tout est compliqué, tout évolue très vite. Est-ce que cela veut dire qu'il ne faut pas s'adapter? Je ne le crois pas", réagit Paul De Munck . "Il faut pouvoir s'adapter à une réalité changeante. C'est compliqué, je le concède, mais il faut faire avec. C'est comme pour les vaccins, s'il n'y en a pas assez, il faut s'adapter, faire un phasage (lire en page 11) . On essaye, au niveau du CMG d'informer en temps utile de tous ces changements . Mais ce qui manque toujours, c'est la communication vers le grand public."

Hésitation vaccinale: qu'en pensez-vous en tant que généraliste?
Les Drs Nicolas Dauby (maladies infectieuses au CHU Saint-Pierre-ULB) et Cathy Gobert (médecine générale ULB) invitent les médecins généralistes belges à participer à une enquête sur l'hésitation vaccinale. Cette recherche vise à documenter le comportement des professionnels de la santé en matière de vaccination, à mesurer l'hésitation vaccinale et les déterminants fondamentaux et autres facteurs qui sous-tendent cette hésitation et le comportement vaccinal. "Les résultats permettront de mieux cerner les pratiques en terme de vaccination en francophonie et d'éventuellement établir des meilleurs stratégies de communication destinées aux médecins généralistes", expliquent les promoteurs de l'étude.
Cette enquête est menée de manière simultanée en France (Pr Verger, Université d'Aix-Marseille), au Québec (Pr Dubé, CHU Québec Université de Laval) et en Belgique francophone. Elle a été approuvée par le comité d'éthique du CHU Saint-Pierre.
Vous pouvez accéder à l'enquête en suivant ce lien: https://survey.ulb.ac.be/survey3/index.php/633446? lang=fr, disponible aussi sur notre site internet.
Cette étude est strictement confidentielle: aucune information susceptible d'identifier les répondants n'apparaîtra dans les résultats.