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Cabotégravir/rilpivirine: attention aux mutations de résistance à la rilpivirine lors de l'initiation

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Une intéressante analyse post-hoc des études ATLAS, FLAIR et ATLAS-2M révèle que l'un des principaux facteurs responsable d'échecs virologiques lors de l'administration de la combinaison injectable cabotégravir/rilpivirine LA est constitué par la présence d'une mutation de résistance à la rilpivirine lors de l'inclusion ce qui souligne toute l'importance du génotypage de dépistage de résistance avant mise sous traitement.

Jean-Luc Schouveller - 30 novembre 2020

Lors du congrès HIV-Glasgow, le Dr David Margolis (Université de Caroline du Nord) a présenté les résultats d'une analyse post-hoc portant sur les trois études de phase 3 ayant démontré l'efficacité virologique et la bonne tolérance de l'administration de la combinaison cabotégravir/rilpivirine LA en injections mensuelles (ATLAS et FLAIR) ou en injections tous les deux mois (ATLAS-2M). L'objectif principal des investigateurs était de mettre à jour les principaux facteurs responsables d'échecs virologiques sous cette combinaison innovante.

L'étude a porté sur l'analyse des données de 1039 patients.

Sur une période de 48 semaines, 94,3% des patients des trois études ont obtenu un contrôle virologique sous cabotégravir/rilpivirine LA en injections mensuelles ou tous les deux mois et seuls 1,25% des patients ont présenté un échec virologique documenté.

Quatre facteurs principaux président à la survenue d'un échec virologique.

En tête, et de loin, la présence d'une mutation de résistance à la rilpivirine. Viennent ensuite des facteurs tels que la concentration en rilpivirine à la semaine 8, le sous-type A6/A1 et enfin l'index de masse corporelle à l'inclusion.

Autre point intéressant de cette étude, l'évaluation de l'impact de ces principaux facteurs sur le taux d'échecs virologiques.

Si aucun facteur n'est présent à l'inclusion, ce qui était le cas pour 732 patients, le taux d'échecs virologiques est de 0,41%.

Si un seul facteur est présent, ce qui était le cas pour 272 patients, le taux d'échecs virologiques était quasi identique et de 0,37%.

Par contre, si deux ou d'avantage de facteurs sont présents, ce qui concerne 35 patients, le taux d'échecs grimpe alors à 26%.

Ces résultats soulignent donc toute l'importance de tester les mutations de résistance à la rilpivirine à l'inclusion pour éviter une cause importante d'échec virologique lors de l'administration d'un traitement injectable associant cabotégravir et rilpivirine LA.

Réf: Margolis D. et al. O442, HIV-Glasgow 2020.

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