La Mutualité chrétienne veut plafonner les revenus des médecins à 290.000 euros bruts par an

La Mutualité chrétienne veut limiter les revenus des médecins à 290.000 euros bruts par an, dans le cadre d'une réflexion sur une rémunération raisonnable et responsable des médecins, rapporte lundi La Libre Belgique
L'idée de base, c'est de remplacer les fortes inégalités salariales actuelles entre médecins par une échelle où un médecin pourra gagner maximum deux fois plus qu'un autre médecin. Dans la proposition de la Mutualité chrétienne, le revenu standard d'un médecin spécialiste s'élèverait à 145.000 euros. Et donc, le revenu maximal à ne pas dépasser pour un spécialiste serait de 290.000 euros (bruts par an).
"On utilise la norme Premier ministre qui a été reprise pour les patrons des entreprises publiques", situe la vice-présidente de la mutualité, Élisabeth Degryse. Ces montants s'appliqueraient aux médecins travaillant à temps plein, c'est-à-dire 11 demi-journées par semaine, après déduction des coûts.
"Le système actuel des soins de santé est arrivé à ses limites. C'est encore plus évident avec la crise du Covid", estime Mme Degryse, qui veut ouvrir le débat. "On doit trouver une solution pour que les soins soient accessibles", ce qui passera par une réforme globale du financement des soins de santé et notamment par une révision de la rémunération des médecins hospitaliers.
La Mutualité chrétienne propose une "échelle" comme "une pièce à casser" dans un débat serein et constructif.
Les virologues qui conseillent le gouvernement vont recevoir des jetons de présence
Près d'un an après le début de la crise sanitaire du coronavirus, les experts qui conseillent le gouvernement vont recevoir une compensation, rapportent Het Nieuwsblad et la Gazet van Antwerpen lundi. Celle-ci concerne les membres du Groupe d'experts pour la stratégie de gestion du Covid-19, dont Erika Vlieghe, Marc Van Ranst et Pierre Van Damme.
Ces experts recevront dorénavant des jetons de présence par réunion à hauteur de 50 euros par heure. Récemment, les relations entre la sphère scientifique et politique se sont tendues. "La compensation devrait rendre leur position plus claire", avance-t-on dans les milieux gouvernementaux. "De cette façon, ils sont vraiment au service du gouvernement."