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Les sollicitations physiques du quotidien sont bénéfiques pour le bien-être

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Une étude allemande révèle que les activités physiques simples du quotidien, celles que l'on effectue sans même y penser, comme monter les escaliers par exemple, améliorent considérablement le bien-être, en particulier chez les personnes sensibles aux troubles psychiatriques. Cette amélioration passe par le cortex cingulaire sous-génital.

Luc Ruidant - 22 février 2021

L'exercice physique améliore considérablement le bien-être et la santé mentale, mais les processus cérébraux sous-jacents restent flous. Par ailleurs, la plupart des recherches ont porté jusqu'à présent sur la pratique sportive, tandis que l'impact sur la santé mentale des activités physiques quotidiennes, telles que faire le ménage, monter les escaliers, ou encore privilégier la marche à la voiture pour de courts trajets, a fait l'objet de peu d'études. On ignore si les mêmes structures cérébrales sont impliquées.

Pendant sept jours, pour déterminer l'impact des activités du quotidien sur la vigilance, les chercheurs ont soumis 67 personnes à des évaluations ambulatoires via des capteurs de mouvement. Ils ont constaté sans surprise que les personnes se sentent plus alertes et débordent encore plus d'énergie juste après l'activité. Au travers de leurs réponses à un questionnaire sur le sentiment de bien-être sur smartphone déclenché par les données de géolocalisation dès leur déplacement, les participants attestent que la vigilance et l'énergie s'avèrent être des éléments importants de leur bien-être et de leur santé psychique

Dans un second temps, les scientifiques ont évalué le volume de matière grise du cerveau d'un groupe de 83 personnes à l'aide d'une tomographie par résonance magnétique pour déterminer quelles zones cérébrales sont impliquées dans la corrélation entre activité physique quotidienne et bien-être psychique. Ils ont découvert le rôle clé que joue à ce propos la portion subgénuale du cortex cingulaire antérieur, une région cérébrale déjà connue en tant que régulatrice des émotions et de la résistance aux troubles psychiatriques.

"Les personnes ayant un plus petit volume de matière grise cérébrale dans cette région et un risque plus élevé de troubles psychiatriques se sentent dépourvues d'énergie lorsqu'elles sont physiquement inactives," décrit le Pr Tost. "Après une activité quotidienne, cependant, elle se sentent plus dynamiques que celles avec un volume cérébral plus important."

Selon le Pr Meyer-Lindenberg, les résultats obtenus suggèrent qu'"une activité physique quotidienne, comme le fait de préférer les escaliers à l'ascenseur, peut avoir un impact positif sur le bien-être, en particulier chez les personnes sensibles aux troubles psychiatriques."

(référence : Science Advances, 6 novembre 2020, doi : 10.1126/sciadv.aaz8934)

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