Le malade du Covid-19 a dépensé 700 euros en plus

En moyenne, le Belge ayant contracté le coronavirus a dépensé 700 euros en plus après l'intervention de la mutuelle. C'est ce que révèle une enquête de Belfius Insurance. Le surcoût concerne sept personnes malades sur dix et peut même atteindre jusque 13.000 euros. Du coup, la pandémie renforce le sentiment d'attachement du Belge à disposer d'une bonne couverture santé puisque 95% considèrent l'assurance-hospitalisation comme "importante".
L'enquête, publiée à l'occasion du rapprochement entre le bancassureur et MedExel en vue de renforcer son pôle couverture santé et réalisée en mars 2021 auprès de 1.350 de ses clients mais représentatifs de la population belge, révèle que "79% des sondés se sentent (très) bien mais 21% disent ne pas avoir le moral, principalement en raison de difficultés à combiner vie privée et professionnelle".
Belfius Insurance voulait également sonder le regard porté par les Belges sur l'assurance santé privée. L'assureur est... rassuré puisque les Belges sondés semblent bien connaître ce type d'assurances. "95% des répondants considèrent l'assurance hospitalisation comme étant (très) importante et 83% déclarent en posséder une, soit à titre privé (pour un peu plus de la moitié d'entre eux), soit via leur employeur ou celui de leur partenaire. 73% des personnes interrogées estiment que bénéficier d'une assurance ambulatoire, une intervention pour les frais en dehors de toute hospitalisation (pharmacie, dentiste, kinésithérapeute, médecins, lunettes, appareils dentaires,...), est également important."
Intervention de la mutuelle "suffisante"
Il reste toutefois des récalcitrants à signer des contrats avec les assureurs privés. Ainsi, parmi les 13% de répondants ne disposant pas d'une assurance-hospitalisation parmi les clients de Belfius interrogés, 40% citent le fait que "l'intervention de la mutuelle est considérée comme suffisante", 34% le fait que "le prix d'une assurance hospitalisation est jugé trop élevé", 20% "le doute quant à l'utilité d'une telle assurance". Enfin, 15% la juge inutile en raison de "la faible probabilité d'être un jour hospitalisé".
Belfius le regrette, constatant que "personne n'est à l'abri de contracter le Coronavirus ou d'être hospitalisé". Le surcoût de la maladie virale - 700 euros en moyenne après remboursement de la mutuelle et même jusque 13.000 euros dans les cas les plus coûteux - est sous-estimé par 68% des répondants. Les jeunes sont encore plus insouciants: 81% des moins de 26 ans et même 75% pour des 26-35 ans ne prennent pas ce risque vraiment au sérieux.
Parmi les clients de Belfius interrogés et qui disposent d'une assurance-hospitalisation, 97% se disent satisfaits à très satisfaits par la couverture. Raisons les plus souvent invoquées: la facilité d'intervention (système tiers-payant) suivi par la simplicité pour introduire une demande de remboursement. Le coût d'une telle assurance arrive seulement en troisième position. "Ils déclarent également utiliser de plus en plus les canaux digitaux pour leurs demandes d'intervention, une tendance qui devrait, selon eux, encore se renforcer dans les années à venir." Une évolution vue d'un bon oeil par Belfius puisqu'elle facilite ce type de service et minimise en principe les coûts.
Les Belges pas tous prévoyants
"Si les Belges disent se soucier de leur santé, selon l'enquête, une part non négligeable d'entre eux admettent ne pas réaliser tous les bilans de santé nécessaires pour se protéger", pointe Belfius. "Par exemple, 22% des répondants déclarent se rendre chez le dentiste seulement une fois tous les deux ans, rarement voire même jamais (cette dernière catégorie représentant plus de 4%). 14% ne font jamais de tests sanguins. 23% n'effectuent pas leurs rappels de vaccination contre le tétanos. 23% des répondants âgés de plus de 55 ans ne réalisent pas de dépistage du cancer du côlon et 15% des femmes de plus 25 ans déclarent ne jamais avoir effectué de frottis cervico-utérin. Enfin, 7% des femmes de plus de 55 ans n'ont jamais fait de mammographies." Ces chiffres ne manquent pas d'interpeller l'assureur...
Le Covid-19, une "opportunité" pour l'assurance privée?
Belfius Insurance n'a pas mené cette enquête par hasard. L'assureur a voulu savoir si la période post-pandémique (ou endémique pour les plus pessimistes) ouvre de réelles "opportunités" (les guillemets sont de rigueur car si personne ne souhaitait cette terrible crise, il ne faut pas jouer les naïfs) pour sa branche assurance santé. Ainsi, Belfius écrit: "Le Covid-19 nous a tous amenés à replacer la santé au centre de nos préoccupations et les attentes en la matière évoluent rapidement. En tant qu'assureur soucieux d'offrir ce qu'il y a de mieux à ses clients, notamment sur le plan digital, Belfius Insurance a conclu un partenariat avec MedExel, une référence sur le marché, appréciée pour ses outils digitaux particulièrement performants et pour ses 25 ans d'expérience dans la gestion de polices de soins de santé."
Belfius travaille également via l'outil Jane, "une solution d'aide intelligente aux seniors qui permet aux personnes âgées de vivre plus longtemps chez elles, sans souci".
L'assureur veut devenir " un véritable partenaire dans la vie de ses clients et les surprendre avec un service innovant, rapide et digital en leur proposant des couvertures santé telles que des assurances hospitalisation ou ambulatoire complètes qui répondent à leurs attentes et à leurs besoins."
Les mutuelles apprécieront diversement.