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Un nouveau lockdown? Oui, mais...

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Les soins postposés, les problèmes mentaux, les retards d'apprentissage chez les enfants... sont des préoccupations importantes. Si le monde politique décidait d'un nouveau confinement, il serait essentiel de tenir compte des dommages collatéraux, selon près de 86% des médecins généralistes et spécialistes.

29 septembre 2021

Des mesures exceptionnelles telles que le confinement ou la quarantaine sont-elles encore nécessaires? Oui, certainement. Du moins si cela dépendait de la profession médicale. Cependant, quatre médecins sur dix sont d'avis que seuls les patients ayant un test PCR positif et une charge virale élevée (valeur CT < 25") et/ou tous les patients PCR-positifs (39%) devraient être mis en quarantaine ou en isolement.

Un quart des répondants (26%) ont déclaré que la quarantaine devrait s'appliquer à "tous" les patients positifs au test PCR présentant des symptômes du Covid. Et pour 19%, cet isolement s'applique également aux contacts à haut risque.

Il est également frappant de constater que 9% des répondants estiment que personne ne devrait être mis en quarantaine ou en isolement. Soulignons que plusieurs réponses étaient possibles à cette question. Le Dr Frank Peeters en a tiré la leçon que pour les médecins, la valeur CT du test PCR est décisive. Oui, mais...

Dommages collatéraux

La situation sanitaire est davantage sous contrôle, mais une quatrième vague est malheureusement toujours possible. Toutefois, si un nouveau confinement devait être nécessaire demain, le monde politique devrait certainement tenir davantage compte des dommages collatéraux potentiels. Les retards dans les soins, les problèmes mentaux, les difficultés d'apprentissage chez les enfants... sont des problématiques importantes, selon près de 86% des généralistes et des spécialistes. Toutefois, pour un répondant sur dix (11%), il ne faudrait pas tenir compte de ces dommages.

"Il n'existe pas de consensus mondial sur l'effet bénéfique d'un confinement", commente le Dr Peeters. "Néanmoins, le lockdown a clairement la cote, bien que la Suède obtienne globalement de meilleurs résultats avec un nombre limité de mesures. Voyez aussi le contraste entre la Floride, où les restrictions sont peu nombreuses, et la Californie, où le confinement est plus strict. Les statistiques de la Floride sont nettement meilleures."

Masques buccaux

À quoi ressemblera la société de demain? Pour 15% des médecins, l'utilisation obligatoire des masques devrait être complètement supprimée. Près de six médecins sur dix (57%) souhaitent que le port du masque reste obligatoire à l'intérieur lorsque les personnes ne peuvent pas respecter une distance d'un mètre et demi. En outre, les personnes symptomatiques et positives au test PCR (64%) et toute personne entrant dans un hôpital ou un centre de soins résidentiels doivent continuer à porter un masque buccal. Un médecin sur cinq (21%) considère également que le masque est utile à l'extérieur dans des circonstances où une distance d'un mètre et demi ne peut être maintenue. "L'exigence du port du masque", conclut Frank Peeters, "n'est pour la plupart des médecins nécessaire que pour les personnes positives au test PCR et présentant des symptômes."

Un nouveau lockdown? Oui, mais...

En tout cas, la plupart des médecins ne veulent pas non plus voir disparaître pour l'instant le certificat Covid imposé pour les événements et les voyages. Cette mesure sera nécessaire pendant au moins un an encore, selon quatre médecins sur dix (43%), tandis que 35% la considèrent comme une bonne précaution temporaire à utiliser dans certains cas. Pour un médecin sur cinq ce certificat ne sert pas à grand-chose.

Fiche technique

L'enquête en ligne "Société et soins de santé après la pandémie" a été réalisée à la demande et à l'initiative de plusieurs médecins: Frank Peeters, Iwan Van Breuseghem, Jasper Verguts, Stijn Geysenbergh, Patrick Haazen, Els Van Lommel, Joris Aerts et Sébastien Vermeulen.

Le sondage a été distribué via deux newsletters du Journal du Médecin/Artsenkrant et du Pharmacien/De Apotheker entre le 6 et le 10 septembre. Une newsletter supplémentaire a été envoyé le 18 septembre. Au total, 483 médecins ont répondu aux questions, dont 52% de généralistes (en formation) et 48% de spécialistes (en formation). 331 néerlandophones et 152 francophones ont répondu.

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