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PrEP: analyse des infections par VIH observées lors de l'étude HPTN 084

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Une nouvelle analyse des résultats de l'étude HPTN 084 s'est intéressée de près aux 40 infections par VIH observées tant dans le groupe cabotégravir (4) que dans le groupe TDF/FTC (36) surtout du point de vue de l'émergence de résistance.

Jean-Luc Schouveller - 30 septembre 2021

HPTN 084 est une étude phase 3 de supériorité, randomisée et en double aveugle, qui a démontré la supériorité du cabotégravir en injection tous les 2 mois dans le cadre de la PrEP chez les femmes vs le classique tandem associant TDF/FTC. En effet, le cabotégravir a permis une réduction de 89% du risque de contracter une infection par VIH chez les femmes en Afrique Subsaharienne. La présente analyse s'est focalisée sur les 40 infections observées au cours du suivi via des tests virologiques et pharmacologiques.

Groupe cabotégravir

Commençons par les 4 cas d'infection observés dans le groupe cabotégravir.

Pour rappel, les femmes inclues dans ce groupe ont débuté l'étude par une prise orale de cabotégravir durant 5 semaines avant de passer aux injections de cabotégravir tous les deux mois.

Dans deux de ces cas, l'infection est survenue avant même que la phase d'injection du cabotégravir ne commence.

Les deux autres sont survenus alors que les participantes recevaient du cabotégravir en injection. Dans un cas, il s'agit d'une infection survenue à 72 semaines chez une femme peu adhérente au timing des injections comme en attestent des dosages sub-optimaux constatés à de multiples reprises. Dans le second cas, il s'agit en fait d'une infection déjà présente lors de l'inclusion mais dépistée tardivement, à la semaine 32. On n'observe aucun cas de résistance aux inhibiteurs de l'intégrase.

Groupe TDF/FTC

Ici, dans 35 des 36 infections répertoriées, on constate une faible adhérence au traitement soit moins de 4 comprimés/semaine sur base des dosages plasmatiques et intra-érythrocytaires en ténofovir. Une des 36 femmes infectées sous PrEP présentait une mutation M184V. Dans ce groupe, il est donc bien clair que c'est la non observance rigoureuse du schéma de PrEP qui est responsable des infections par VIH observées ce qui confirme l'intérêt d'une PrEP par voie injectable.

Par contre, une inquiétude subsiste concernant les résistances aux NNRTI qui ont été détectées dans 9 des 40 cas d'infection.

Réf: Marzinke M. et al. Abstract PECLB25, IAS 2021.

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