Les maîtres de stage inquiets quant à la qualité de la formation des jeunes médecins

Interrogés par l'Absym à la demande de la Commission paritaire médecins-hôpitaux (CNPMH), il apparaît que les maîtres de stage craignent une perte de qualité due aux nouvelles conditions et les maîtres de stage périphériques ne sont pas totalement satisfaits de l'enregistrement du temps et du nouveau règlement concernant, entre autres, les services de garde et les jours de congé.
En mai, la CNPMH a conclu une convention collective (CC) sur le salaire minimum et les conditions de travail des médecins spécialistes en formation (MSF). Cette CC est obligatoire.
Interrogés par l'Absym, les maîtres de stage (113 interrogés au total) apparaissent majoritairement au courant de cette CC (70,8%) mais ils sont presque aussi nombreux (70,5%) à éprouver des difficultés à enregistrer les heures de travail et de repos. Près de la moitié estime complexe le calcul des rémunérations. Ils parlent d'un " casse-tête ".
Au niveau des gardes, " 56% n'ont aucun problème avec la réglementation du service de garde, contre 42% qui rencontrent des problèmes. Il s'agit souvent de plaintes concernant la récupération à laquelle les MSF ont droit. 24 heures d'indisponibilité font suite à un service de garde, avec pour conséquence que les MSF voient trop peu de pathologie aiguë ", selon l'enquête.
Un sondé sur deux éprouve des problèmes avec les jours de congé dans la nouvelle CC. " Si l'on additionne les jours de récupération et les jours de congé, les MSF sont très régulièrement absents de l'hôpital, ce qui aura un impact négatif sur leur formation. Par conséquent, les maîtres de stage sont remarquablement nombreux à s'inquiéter de la qualité de la formation. "
Trop peu de maîtres de stage dans les universités ont répondu à l'enquête, marque, peut-être, d'un manque d'intérêt...