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Moins de risques cérébrovasculaires pour les gros mangeurs de poisson

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Des chercheurs français ont découvert qu'une fréquence plus élevée de consommation de poisson est liée à un risque moindre de maladie cérébrovasculaire, comme l'AVC et la démence, en particulier chez les personnes de 65 à 69 ans. Cela suggère un effet bénéfique sur la santé vasculaire du cerveau avant la manifestation d'une maladie cérébrale.

Luc Ruidant - 25 novembre 2021

Les qualités nutritionnelles du poisson en font un allié de notre santé cardiovasculaire, mais aussi cérébrale. Toutefois les mécanismes ne sont pas clairs, notamment en ce qui concerne son impact sur les dommages cérébraux subcliniques.

Afin d'étudier l'association entre la consommation de poisson et le fardeau global des maladies cérébrovasculaires sur la base de marqueurs IRM du cerveau, des chercheurs de l'Université de Bordeaux ont mené une vaste étude transversale observationnelle incluant 1623 personnes issues de la cohorte de population de la Three City Study, une étude sur la relation entre les maladies vasculaires et la démence. Agés d'au moins 65 ans et résidant à Dijon, les participants étaient sans antécédents médicaux d'AVC, de maladie cardiovasculaire ou de démence.

L'IRM recherchait des lésions cérébrovasculaires infracliniques : lésions hyperintenses de la substance blanche, détection visuelle des infarctus infracliniques et des espaces périvasculaires dilatés.

La consommation de poisson a été évaluée au moyen d'un questionnaire de fréquence et les participants ont été répartis en quatre groupes en fonction de leur consommation hebdomadaire : moins d'une fois par semaine, environ une fois, deux à trois fois, ou quatre fois ou plus.

Les résultats montrent que les participants consommant du poisson à partir de deux fois par semaine présentent des niveaux combinés de marqueurs de maladies cérébrovasculaires inférieurs à ceux qui consomment du poisson moins fréquemment. Cette association est la plus forte chez les participants âgés de 65 à 69 ans, mais elle n'est pas statistiquement significative chez les personnes âgées de plus de 75 ans. Cela suggère que le poisson a un effet bénéfique sur la santé vasculaire cérébrale avant l'apparition d'une maladie cérébrale.

L'ampleur de cette association est assez significative. En effet, à titre de comparaison, dans le groupe d'âge plus jeune, la consommation de poisson deux à trois fois par semaine est à peu près équivalente (en sens inverse) à l'effet de l'hypertension.

(référence : Neurology, 3 novembre 2021, 10.1212/WNL.0000000000012916)

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