Van Quickenborne doute qu'il y aura une majorité pour l'obligation vaccinale

Le vice-Premier ministre Open Vld, Vincent Van Quickenborne, doute qu'une majorité voit le jour en faveur de l'obligation vaccinale en Belgique, a-t-il expliqué vendredi sur le plateau de LN24.
La commission Santé de la Chambre commencera la semaine prochaine des auditions sur le thème de la vaccination obligatoire et du passe vaccinal. Un débat en séance plénière est attendu avant le congé de carnaval. La confection d'une liste de personnes et organisations ou institutions à entendre n'a pas été sans mal, et suscite déjà des critiques vu la sensibilité du sujet.
Dans la majorité, les libéraux flamands ne soutiennent pas l'obligation de se vacciner contre le Covid-19. "Notre parti est contre l'obligation vaccinale. Notre parti est un parti de liberté. Quand on parle du variant omicron, par exemple, on constate qu'il est moins mortel que d'autres. Est-ce bien proportionnel de contraindre les gens à se faire vacciner"? Si on revoit les vaccins tous les six mois, va-t-on contraindre les gens à se faire vacciner tous les six mois?", a demandé M. Van Quickenborne.
Selon lui, le monde politique est divisé sur la question. "Je ne pense pas qu'il y aura une majorité pour une obligation vaccinale au parlement", a-t-il ajouté.
Belga
Le Baromètre corona au menu du Comité de concertation de vendredi
Un nouveau comité de concertation consacré à la pandémie de Covid-19 se tiendra ce vendredi au palais d'Egmont à Bruxelles, à 13h00 cette fois. Celui-ci sera consacré à la stratégie "long terme" de lutte contre le coronavirus.
Le Baromère corona sera le point principal à l'ordre du jour de cette nouvelle réunion entre le gouvernement fédéral et les ministres-présidents des entités fédérées. Le ministre de la Santé Frank Vandenbrioucke, cas contact, sera bien présent.
Le Baromètre doit permettre une certaine prévisibilité dans la politique de lutte contre le coronavirus tout en évitant, estiment plusieurs sources, de couler les mesures dans un moule trop rigide. Par un code de couleurs et des valeurs seuil, il sera plus facile de déterminer quelles restrictions seront d'application ou, à l'inverse, quels assouplissements.
L'objectif est d'éviter ce qui s'est produit le soir du comité de concertation du 22 décembre. Le secteur culturel avait alors fait part de sa colère après l'annonce de sa fermeture, annulée quelques jours plus tard à la suite d'un recours au Conseil d'État. Il s'agira donc de "ne pas garder des règles en vigueur un jour de trop", a détaillé le Premier ministre Alexander De Croo jeudi à la Chambre. "Et d'offrir davantage de transparence de prévisibilité" en cas de resserrement des règles.
Ce vendredi, l'attention se portera sur les événements publics, les événements organisés qui rassemblent du public (sport, activités de jeunesse, etc.), l'Horeca ou encore les lieux culturels. L'abandon des jauges fixes au profit d'une approche proportionnelle est également prévu. L'enseignement ne sera pas concerné.
La discussion risque toutefois d'être ardue. Jeudi soir, le secteur culturel a rejeté à l'unanimité la proposition présentée et a réitèré sa demande de reprise immédiate.
Outre ce baromètre, plusieurs secteurs attendent que le codeco procèdent à des assouplissements des mesures sanitaires : le sport, les jeux d'argent principalement. Ces assouplissements ne sont pas acquis, au vu du nombre de contaminations toujours important.
Entre le 10 et le 16 janvier, 28.252 nouvelles contaminations au Sars-CoV-2 ont été dépistées en moyenne par jour, soit une augmentation de 27% par rapport à la semaine précédente, selon les chiffres de l'Institut de santé publique Sciensano mis à jour jeudi matin. Entre le 13 et le 19 janvier, il y a eu en moyenne 232 admissions à l'hôpital par jour pour cause de coronavirus, soit une augmentation de 28% par rapport à la période de référence précédente. Au total, 2.568 personnes positives au Covid-19 sont encore hospitalisées, dont 387 patients traités en soins intensifs (-9%).