L'Agence européenne des médicaments examine une version modifiée du vaccin de Pfizer

L'Agence européenne des médicaments (EMA) a annoncé mercredi le lancement de la procédure d'examen d'une version modifiée du vaccin contre le Covid-19 de Pfizer afin de mieux protéger contre des variants spécifiques du virus, dont Omicron.
"Au fur et à mesure que la société progresse dans le développement de son vaccin adapté, l'EMA recevra davantage de données, notamment des données sur la réponse immunitaire au vaccin, ainsi que des données sur son efficacité contre les sous-variants d'Omicron", souligne l'EMA dans un communiqué.
"En lançant un examen continu, l'EMA sera en mesure d'évaluer les données dès qu'elles seront disponibles", a déclaré l'agence basée à Amsterdam.
Cependant, le régulateur européen a souligné que les détails sur le vaccin adapté, "par exemple s'il ciblera spécifiquement un ou plusieurs variants du Covid, ne sont pas encore définis".
L'examen continu de l'EMA se poursuivra jusqu'à ce qu'il y ait suffisamment de données pour une demande officielle de commercialisation du médicament au sein de l'UE, a déclaré l'EMA.
Les inquiétudes quant au retour du coronavirus, en particulier les variants BA.4 et BA.5, augmentent, y compris en Grande-Bretagne et aux Pays-Bas, où les niveaux d'infection ont atteint leur plus haut niveau en trois mois.
À ce jour, l'EMA a approuvé l'usage de cinq vaccins au sein de l'Union européenne: les vaccins à ARN messager des groupes américains Pfizer et Moderna, ceux du laboratoire suédo-britannique AstraZeneca et de son concurrent américain Johnson & Johnson, qui ont recours à un vecteur viral, et le vaccin Novavax.
Des experts américains recommandent les vaccins de Moderna et Pfizer pour les tout petits
Des experts américains se sont prononcés mercredi en faveur des vaccins de Moderna et de Pfizer pour les tout petits, une première étape cruciale en vue de leur autorisation, et du début probable des injections dès la semaine prochaine.
Après les longs mois d'attente nécessaires pour conduire les essais cliniques, les deux entreprises avaient déposé une demande d'autorisation chez les enfants de six mois à 4 ans pour Pfizer, et de six mois à 5 ans pour Moderna.
Comme dans de nombreux pays, il s'agit de la dernière tranche d'âge à ne pas encore avoir accès à cette protection.
Le dosage a été adapté: il représente un quart de celui des adultes pour Moderna (25 microgrammes, contre 100 pour les adultes), et un dixième pour Pfizer (3 microgrammes, contre 30).
Même si les plus jeunes sont moins vulnérables face au Covid-19, quelque 480 enfants âgés de moins de 4 ans en sont décédés aux États-Unis. Les taux d'hospitalisation ont par ailleurs fortement augmenté pour cette tranche d'âge durant la vague liée au variant Omicron.
Le processus d'autorisation se fait en plusieurs temps. Des experts indépendants ont passé mercredi en revue toutes les données disponibles, durant des discussions retransmises en direct sur internet.
Lors d'un vote, les 21 membres du comité ont unanimement estimé que les bénéfices de la vaccination des tout petits avec Moderna et Pfizer l'emportaient sur les risques.
Sur la base de ces avis, la FDA, dont les décisions font référence dans le monde, sera ensuite chargée de donner son autorisation officielle.
Quelque 10 millions de doses seront alors immédiatement envoyées aux quatre coins du pays, avant des millions d'autres dans les semaines suivantes, a fait savoir le gouvernement américain.
Les injections pourraient commencer dès mardi prochain, une fois que les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC) auront également donné leur feu vert. Les experts des CDC se réuniront eux ce vendredi et samedi.