PremiumActualités médicales

L'État français jugé fautif de ne pas avoir stocké assez de masques avant la pandémie

photo

La justice administrative a estimé mardi que l'État français avait commis une faute en ne veillant pas à maintenir des stocks suffisants de masques avant l'épidémie de Covid-19, mais n'est pas allée jusqu'à le juger directement responsable de certains cas.

la rédaction - 29 juin 2022

"L'État a commis une faute en s'abstenant de constituer un stock suffisant de masques permettant de lutter contre une pandémie liée à un agent respiratoire hautement pathogène", a déclaré le tribunal administratif de Paris dans une décision rendue mardi.

Le tribunal a également estimé que l'État avait commis une faute en tenant des "déclarations qui ont pu avoir notamment pour effet de dissuader la population d'avoir recours à des masques".

Dans les premiers mois de la pandémie, début 2020, le flou avait régné sur l'intérêt de porter des masques chirurgicaux pour se protéger du Covid-19 ou éviter de le propager.

Le gouvernement avait, à l'époque, privilégié l'idée de réserver les masques aux soignants directement exposés aux malades, dans un contexte de stocks insuffisants.

Avec un stock d'État d'à peu près 100 millions d'unités, la France s'est en effet trouvée rapidement démunie, laissant parfois désemparés les professionnels de santé et d'autres métiers exposés, comme les caissières de supermarchés.

Les critiques ont aussi visé la communication fluctuante du gouvernement sur le sujet. D'inutile pour le grand public, le masque est finalement devenu obligatoire dans les lieux clos en juillet 2020 et s'est généralisé partout à la fin de l'été.

Une trentaine de plaignants avaient donc attaqué l'État en justice, jugeant que cette attitude avait directement contribué au fait qu'ils attrapent le Covid.

Mais la justice ne leur a qu'en partie donné raison. S'il reconnaît que l'État a fauté sur sa gestion des masques, le tribunal juge qu'on ne peut pas établir un lien direct avec les contaminations des plaignants.

La justice souligne trois points: la nature "aléatoire" de la transmission du virus, l'observation qu'un masque ne protège pas à coup sûr contre le Covid et, enfin, le fait que l'État ait pris à l'époque d'autres mesures de nature à limiter la contamination comme l'encouragement à maintenir les distances physiques.

Il rejette donc les demandes d'indemnisations des plaignants. Par ailleurs, il estime injustifiées d'autres accusations sur la gestion de crise, comme celle de ne pas avoir lancé assez tôt de dépistage généralisé.

Belga

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
02 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine