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La seconde épreuve de l'examen d'entrée en médecine proclame 536 lauréats

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La seconde épreuve de l'examen d'entrée aux études de médecine et de dentisterie a vu 536 étudiants proclamés lauréats, a indiqué lundi l'Académie de recherche et d'enseignement supérieur (Ares). En ajoutant les personnes lauréates de la première édition, un total de 869 jeunes ont été autorisés à s'inscrire dans l'université de leur choix pour entamer des études en médecine ou dentisterie lors de cette année académique.

la rédaction - 5 septembre 2022

Un filtre est imposé à l'entrée des études en médecine et dentisterie pour éviter qu'un trop grand nombre de jeunes ne réclament un numéro Inami, indispensable pour exercer, à la fin de leurs études.

Depuis cinq ans, la réussite de l'examen d'entrée est dès lors obligatoire, mais l'organisation de cette épreuve prend fin cette année. À partir de l'an prochain, le filtre prendra la forme d'un concours, c'est-à-dire qu'un nombre de lauréats sera déterminé à l'avance.

Près de 4.200 jeunes avaient tenté leur chance le 27 août dernier.

Le taux de proclamation à cette seconde épreuve est de 12,86%, inférieur au taux de réussite (17,25%) en raison d'un trop grand nombre de personnes ne résidant pas en Belgique qui ont réussi l'examen. Pour éviter un trop grand nombre d'inscriptions de non-résidents, ces derniers ne peuvent en effet représenter plus de 30% des inscrits. Lorsque cette proportion est dépassée en termes de réussite, ce qui était le cas cette fois, seuls celles et ceux qui se sont classés en ordre utile - qui ont obtenu les meilleures notes - sont finalement autorisés à s'inscrire. Ainsi, 160 personnes non résidentes ont été proclamées lauréates alors que 343 avaient rempli les critères de réussite.

En ajoutant les 333 lauréats de la première épreuve, qui s'est déroulée en juillet, un total de 869 jeunes sont autorisés à entamer des études en médecine ou dentisterie cette année académique.

L'examen portait sur quatre matières scientifiques et quatre matières relatives à la communication et à l'analyse critique de l'information. Pour réussir, il fallait obtenir une moyenne d'au moins 10/20 dans chaque partie et une note de 8/20 au moins dans chacune des huit matières.

Chimie et physique non maîtrisées

Près de la moitié des personnes qui se sont présentées (43,34%) ne résidaient pas en Belgique. Une grande majorité (80%) des candidats avaient déjà tenté leur chance en juillet et les femmes étaient deux fois plus nombreuses que les hommes.

La matière qui semble poser le plus de difficultés aux candidats est la chimie, où la moyenne générale n'est que de 6,30/20. Seuls 37,01% des candidats ont obtenu la note minimale de 8/20. La biologie et la physique ne semblent pas mieux maîtrisées alors que seuls 44,88% et 46,46% des étudiants ont atteint la note minimale. En revanche, plus de 90% des candidats ont obtenu au moins 8/20 pour la communication, l'éthique et l'empathie.

Ces résultats ont fait bondir la Fédération des étudiants francophones (Fef), qui dénonce depuis longtemps l'instauration d'un filtre à l'entrée de ces études alors qu'une "pénurie dramatique de médecins" sévit dans le pays, selon elle. "L'incohérence de se voir refuser un accès à une formation dont la population a cruellement besoin est incompréhensible pour les étudiants", s'offusque la fédération dans un communiqué.

Pour la Fef, restreindre le nombre d'étudiants n'a pas de sens alors qu'actuellement, "il faut parfois attendre des mois pour avoir un rendez-vous chez certains spécialistes et obtenir les soins dont on a désespérément besoin".

La fédération étudiante conteste également la méthode d'évaluation, via des questionnaires à choix multiples, "inadaptée et inégale", qui "discrimine d'autant plus les candidats provenant d'un milieu socio-économique défavorisé". Elle partage plusieurs témoignages de candidats malheureux, expliquant notamment ne pas avoir pu s'offrir de cours particuliers ou leur difficulté à répondre à des QCM à points négatifs, "du jamais vu pour des étudiants sortant de secondaire".

L'organisation étudiante dénonce également le choix d'un concours pour la sélection de l'an prochain, jugeant que cette méthode "repose sur un calcul de la Commission de planification (de l'offre médicale, qui évalue les futurs besoins en termes de médecins et dentistes notamment, NDLR) qui n'anticipe pas la dégradation de la pénurie". Pour la Fef, "les systèmes de concours et de quota doivent être abandonnés afin de garantir des soins de santé aptes à répondre aux besoins des citoyens".

Belga

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