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La variole du singe peut potentiellement être transmise sans le savoir, selon l'ITG

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Les personnes porteuses du virus de la variole du singe peuvent potentiellement le transmettre sans le savoir, ressort-il mardi d'une étude réalisée par des chercheurs de l'Institut de médecine tropicale (ITG) d'Anvers et publiée dans la revue scientifique Nature Medicine. Cette nouvelle découverte pourrait être d'"une haute importance internationale pour endiguer la propagation du virus', selon les scientifiques.

8 septembre 2022

Les symptômes de la variole du singe peuvent se manifester de différentes manières, mais parfois pas du tout, écrivent les chercheurs. Lors d'une étude, ces derniers ont trouvé le virus dans des échantillons de personnes s'étant rendues à l'ITG pour subir un test concernant la gonorrhée et la chlamydia, deux infections sexuellement transmissibles (IST).

Ces personnes ne présentaient aucun symptôme de la variole du singe, pourtant, le virus a bien été détecté chez elles. "Elles peuvent peut-être ainsi propager le virus de la variole du singe sans en être conscientes", souligne l'étude.

L'ITG abrite une grande clinique dédiée au VIH et aux IST et accueille chaque année un peu plus de 5.000 patients. En mai dernier, les médecins ont prélevé des échantillons pour des tests sur la chlamydia et la gonorrhée sur 237 hommes. Ils ont également été soumis à un test PCR pour la variole du singe, lors desquels quatre cas se sont avérés positifs.

Les patients concernés en ont immédiatement été informés avant de subir de plus amples examens. Une personne se plaignait de symptômes faisant, dans un premier temps, davantage penser à de l'herpès qu'à la variole du singe. Les trois autres hommes ne présentaient aucun signe de la maladie, mais possédaient des anticorps.

"C'est une découverte importante que celle de ces patients ignorant qu'ils sont porteurs de la maladie", assure le virologue Koen Vercauteren. "Le diagnostic n'aurait pas pu être établi s'ils n'avaient pas pris au préalable un rendez-vous avec l'ITG. D'autres recherches à venir démontreront si les patients asymptomatiques peuvent infecter d'autres personnes."

"Si nous voulons endiguer l'épidémie, il ne faudra probablement pas seulement tester les personnes qui se présentent avec des symptômes", affirme Christophe Van Dijck, médecin au sein de l'ITG. "Les patients et les soignants doivent savoir que les symptômes peuvent être semblables à ceux d'autres maladies et que, parfois ils peuvent être très peu perceptibles, pour ne pas dire invisibles. Les tests doivent donc être facilement accessibles pour les personnes à risque. Pour finir, nous devons nous concentrer plus intensément sur les cas contacts que les personnes infectées ont pu avoir et investir autant que possible dans la vaccination", conclut M. Van Dijck.

Belga

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