Parking réservé aux médecins dans les hôpitaux: est-ce bien utile?

Tous les hôpitaux disposent de places de stationnement réservées aux médecins de l'institution. Le psychiatre Thomas Pattyn n'est pas fan de ce dispositif: "Cela rend la position du médecin très hiérarchique. Sa simple existence nous rend visuellement "exceptionnels". Nous perdons donc beaucoup de crédit auprès de nos équipes."
Les places réservées aux spécialistes sont généralement situées près de l'entrée de l'hôpital. "Elles sont bien soignés, sécurisées, etc. Souvent, vous ne pouvez y accéder que par un badge. Il suffit que vous soyez un médecin travaillant à l'hôpital pour en obtenir une. Peu importe que vous vous déplaciez en voiture ou non", commente le Dr Pattyn.
Exceptionnel
Le psychiatre de Louvain n'apprécie pas ce concept de parking. "Cela rend la position du médecin très hiérarchisée au niveau d'une chose banale, le parking", observe-t-il.
"La simple existence de ce concept nous rend, nous médecins, visuellement tellement "exceptionnels" que nous perdons beaucoup de crédit auprès de nos équipes." Il en va de même, d'ailleurs, pour les places de parking réservées aux cadres, pense Thomas Pattyn.
Distance
"Pourquoi, s'interroge-t-il, y a-t-il de toute façon une telle distance entre la direction et le personnel exécutif? Et ainsi par analogie entre les médecins et le personnel. Un parking n'aide vraiment pas à combler la distance. Après tout, nous ne sommes que des personnes qui viennent travailler. Pourquoi y aurait-il une exception fondée sur un titre et non sur une fonction? Quel est le but? Quels sont les effets secondaires? "se demande-t-il.
Rush
Le Dr Pattyn est favorable à ce que l'on puisse réserver une partie du parking pour le personnel qui doit changer de campus pendant la journée. "De cette façon, ces personnes sont certaines d'avoir une place de stationnement. La question de savoir si ces espaces doivent être proches de l'entrée de l'hôpital peut être débattue", estime-t-il.
"Et bien sûr, une section du parking proche de l'urgence devrait être réservée aux cas d'urgence", ajoute le psychiatre.
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Alcoolisme: comment aider vos patients?
Le réseau Alto asbl, réseau de médecins généralistes et prestataires de soins de première ligne, propose une formation inédite pour renforcer les compétences des médecins généralistes en matière d'accompagnement de personnes consommatrices problématiques de boissons alcoolisées.
"L'OMS révèle que plus de 200 pathologies et affections sont liées à l'usage problématique de boissons alcoolisées. Dès lors, il semble logique que, dans un cabinet de médecine générale de qualité, les questions de détection de ces consommations fassent partie du dépistage classique. Pourtant, de nombreux médecins généralistes ne se sentent pas à l'aise pour aborder la question de la consommation d'alcool. Poser la question, oui mais quand et comment? Poser la question, oui, mais comment interpréter la réponse et comment accompagner le patient ensuite?", interpelle le réseau Alto asbl.
Ce réseau a participé à l'élaboration de l'e-learning "Alcool. Parlons-en" et propose également une formation pratique à destination des médecins généralistes qui a pour objectif de les outiller dans le suivi du patient, de la détection précoce d'un usage problématique à l'accompagnement vers le sevrage ou la consommation contrôlée. Les ateliers permettront de prendre du recul sur la pratique en médecine générale, de réfléchir et de travailler ensemble à un accompagnement individualisé qui tient compte des valeurs de chacun et chacune.
Cette formation de six heures, gratuite et accréditée pour les médecins généralistes, est dispensée par des acteurs locaux, à savoir un binôme médecin généraliste - psychologue. Toutes les dates sont publiées sur le site internet du réseau Alto: www.reseaualto.be/agenda.
