La Chambre valide les 744 numéros Inami francophones pour 2028

La Chambre a adopté jeudi en séance plénière un projet de loi porté par le ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke (Vooruit) qui définit la procédure de fixation des quotas de numéros Inami octroyés en médecine et dentisterie. Le texte a été approuvé majorité contre opposition.
La clé de répartition établie par la Cour des comptes est abandonnée pour la fixation des quotas. Conformément à la nouvelle procédure, les futurs quotas seront déterminés par Communauté après avis de la Commission de planification.
Ce changement fait suite à l'accord historique intervenu en début d'année entre le Fédéral et la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) sur le nombre de numéros Inami destinés aux médecins francophones.
En échange d'un relèvement de ce quota tenant mieux compte des besoins de médecins sur le terrain, la FWB a accepté d'instaurer un concours d'entrée à ces études, comme déjà pratiqué par la Flandre.
En conséquence, le nombre de quotas Inami pour les nouveaux médecins francophones passera de 505 à 744 à l'horizon 2028.
Dans l'opposition, Les Engagés ont notamment jugé "problématique" la nouvelle clé de répartition des quotas à Bruxelles, non mentionnée dans le texte mais annoncée par le ministre en réponse à une précédente question parlementaire. La clé "élève" (basée sur la répartition linguistique des élèves dans l'enseignement bruxellois, défavorable aux francophones puisque un certain nombre fréquente l'enseignement néerlandophone) est remplacée par une clé 80/20 (80% de francophones et 20% de néerlandophones).
Feu vert à la vaccination covid-19 dès six mois
La Conférence interministérielle (CIM) santé a donné son feu vert mercredi à la vaccination de base des enfants de six mois à quatre ans, ainsi que pour la dose de rappel pour les jeunes âgés de cinq à 17 ans. La décision a été prise en suivant l'avis du Conseil supérieur de la Santé (CSS) et de la Task Force vaccination.
La vaccination de base pourra être proposée aux enfants en bonne santé, si les parents en font la demande. Cependant, elle est surtout recommandée pour celles et ceux qui souffrent d'immunodépression ou de maladies chroniques. Cette vaccination se fera avec le vaccin pédiatrique Pfizer original, réparti en trois doses. Il faudra respecter un intervalle de trois semaines entre les deux premières inoculations, la troisième devra se faire deux mois après la deuxième piqûre.
La majorité de ces enfants sera suivie par un pédiatre dans un hôpital de référence. En Wallonie, les parents peuvent se rendre au CHU Tivoli (province de Hainaut), à l'hôpital de Mont-Godinne (province de Namur) ou au CHU de Liège. En Région bruxelloise, ils peuvent s'adresser aux Cliniques universitaires Saint-Luc, à l'UZ Brussel ou à l'Hôpital universitaire des enfants reine Fabiola.
Tout comme la primovaccination pour les plus jeunes, le rappel de vaccin pour les cinq-17 ans peut se faire sur demande pour celles et ceux qui sont en bonne santé. Ce booster est déjà recommandé depuis le mois de juillet dernier en cas de comorbidité ou d'immunodépression.
Jusqu'à l'âge de 11 ans, les vaccins administrés sont réalisés à base d'ARN messager adaptés pour les plus jeunes. À partir de 12 ans, ce sont des vaccins standards qui sont inoculés. Les entités fédérées doivent encore communiquer sur les centres où s'effectueront cette vaccination de rappel pour les cinq-17 ans.