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Assez grande satisfaction des médecins

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Les médecins ont des avis partagés sur l'importance des services de télémédecine, la pandémie étant dans une nouvelle phase où les vaccins sont largement disponibles et où les services en personne ont pour la plupart repris. Certains médecins prévoient de réduire leur offre de services de télémédecine, voire de l'arrêter complètement, après une période d'utilisation accrue en 2020. Mais ils en sont assez satisfaits.

8 février 2023

Au Canada, 78% des médecins conviennent que les soins virtuels leur permettent de fournir des soins de qualité à leurs patients. Plus des deux tiers des médecins sont satisfaits des visites vidéo et 71% sont satisfaits des consultations téléphoniques. "En Autriche, malgré l'utilisation accrue des services de psychothérapie à distance pendant la pandémie et les expériences positives rapportées par les médecins, les professionnels de la santé ne pensent pas que la psychothérapie à distance puisse remplacer la psychothérapie en personne. En Suède, environ quatre médecins sur dix ne souhaitent pas du tout travailler davantage avec les visites 'numériques'."

Dans les données d'une enquête menée auprès de 1.000 médecins généralistes norvégiens ayant fourni des consultations vidéo pendant la pandémie, les répondants ont estimé que la moitié des quelque 3.500 consultations vidéo fournies étaient aussi appropriées, voire plus, pour évaluer la principale raison du contact, par rapport aux rendez-vous en personne. "Les médecins estiment que la télémédecine est plus appropriée lorsqu'il existe déjà une relation avec le patient (plutôt que pour un premier contact), pour le suivi des soins en cours (plutôt que pour un nouveau problème), et pour des conditions spécifiques telles que l'anxiété, la dépression, les questions administratives et pour les maladies chroniques qui nécessitent plusieurs consultations de suivi." Dans une enquête menée auprès de 719 professionnels de la santé en Irlande, "87% ont déclaré qu'il était extrêmement probable, très probable ou probable qu'ils recommandent la consultation vidéo à un ami ou à un patient et 49% ont fait état d'avantages inattendus de leur utilisation de la plate-forme virtuelle".

Les médecins estiment que la télémédecine est plus appropriée lorsqu'il existe déjà une relation avec le patient.

Dans plus de la moitié des pays, les politiques de télémédecine introduites au début de la pandémie sont temporaires.
Dans plus de la moitié des pays, les politiques de télémédecine introduites au début de la pandémie sont temporaires.© Getty Images

La législation s'adapte

Face aux perturbations importantes des soins en personne, les gouvernements ont réagi rapidement pour promouvoir le recours aux soins à distance, en introduisant des lois et en révisant les lois existantes, précise l'OCDE. "Les gouvernements ont également encouragé le recours à la télémédecine en modifiant les systèmes de paiement des prestataires." Après le début de la pandémie, certains pays ont commencé à couvrir les téléconsultations en temps réel par le biais de régimes gouvernementaux/obligatoires. "Six pays (l'Estonie, l'Allemagne, l'Islande, le Luxembourg, le Portugal et les États-Unis) ont modifié leurs politiques concernant le personnel médical pouvant effectuer des téléconsultations depuis le début de la pandémie, ce qui porte à 23 le nombre total de pays autorisant les téléconsultations par des agents de santé autres que les médecins."

Malgré l'adoption rapide de politiques visant à promouvoir l'utilisation de la télémédecine, un peu plus de la moitié des pays participant à cette partie de l'enquête (17 pays sur 30) déclarent que la législation et la responsabilité médicale dans les services de télémédecine sont "bien établies et relativement claires". "En Belgique, par exemple, la législation est encore en cours d'élaboration et la croissance des téléconsultations a été stimulée par des changements dans le paiement des prestataires." Dans notre pays, en mars 2020, une nouvelle base juridique a été adoptée permettant le remboursement de la télémédecine. Conséquence: "Il n'y a eu aucune téléconsultation en janvier et février 2020, puis plus de 1,2 million de téléconsultations ont été réalisées au cours du seul mois de mars 2020. En avril 2020, 44,4% de tous les rendez-vous ont été effectués par télémédecine. Au total, 238 millions d'euros ont été versés en prestations à distance."

Rémunération à l'acte

Depuis le début de la pandémie, dans 16 pays de l'OCDE, les principaux financeurs de services de télémédecine optent pour la rémunération à l'acte pour payer les prestataires, contre sept pays de l'OCDE où les principaux financeurs utilisent des budgets globaux dont des forfaits. "En Belgique, en Allemagne, au Japon, au Portugal et aux États-Unis, ceux-ci utilisent à la fois le paiement à l'acte et les enveloppes globales pour payer les prestataires de services de télémédecine."

En Belgique, en Hongrie, en Corée et en Lettonie, avant la pandémie de covid-19, les fournisseurs de services de télémédecine ne bénéficiaient d'aucun paiement public. Ces quatre pays ont introduit de nouveaux mécanismes pour payer les services de télémédecine, notamment des enveloppes globales et des paiements à l'acte. "Plus de la moitié des pays déclarants ont indiqué que le partage des coûts pour les services de télémédecine est similaire au partage des coûts pour des services équivalents en personne, tant avant le début de la pandémie (14 pays sur 25) qu'après (16 pays sur 25)." "En Belgique, l'ampleur du partage des coûts dépend du type de prestataire de soins de santé. Il est prévu d'introduire de nouvelles dispositions de partage des coûts pour les téléconsultations afin de limiter la différence entre les consultations à distance et en personne."

En France, l'assurance maladie finance l'équipement de certains professionnels de la santé (par exemple, les médecins et les infirmières), via une somme fixe (350 euros), afin qu'ils puissent effectuer des services de télémédecine. Dans près de la moitié des pays déclarants (11 pays sur 26), aucune incitation financière ni aucun supplément de paiement n'est proposé aux prestataires de télémédecine, même après le début de la pandémie.

Notons que dans plus de la moitié des pays déclarants, les politiques de télémédecine introduites au début de la pandémie sont temporaires et pourraient même être annulées. "Les changements visant à promouvoir la télémédecine par le biais de la réglementation dans 16 pays et du financement dans 12 pays ne sont que temporaires et sujets à révision. Il est possible que, malgré une demande importante des patients pour des services de soins à distance, ceux-ci deviennent bientôt indisponibles ou soumis à des réglementations plus strictes", regrette l'OCDE.

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