PremiumLe journal du médecin

Fini d'attendre!

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Les neurologues tirent la sonnette d'alarme. Les petits hôpitaux, en particulier, ont parfois du mal à encore trouver un autre spécialiste en neurologie. Les services de garde deviennent difficiles à assurer. Une action d'envergure dans différents domaines est nécessaire pour pouvoir assurer par exemple une prise en charge adéquate en cas d'accident vasculaire cérébral.

22 février 2023

La neurologie est une spécialité qui a de l'avenir. C'est avec ce constat que l'Association professionnelle belge des neurologues ouvre une note à l'attention des politiques et du public. Les avancées médicales de ces 15 dernières années sont sans précédent. Les soins en cas d'AVC exigent une préparation intense, les maladies neurodégénératives telles que la maladie de Parkinson et la démence posent un défi de plus en plus grand avec le vieillissement de la population, les nouveaux traitements pour la sclérose en plaques, la migraine et l'épilepsie augmentent encore la complexité au sein de la spécialité.

Un défi pour des médecins motivés amoureux de la médecine? Malheureusement, de plus en plus de neurologues abandonnent leur activité en raison de la charge de travail croissante. Le revenu dépend fortement des prestations intellectuelles, qui prennent souvent beaucoup de temps. Les actes techniques importants ne sont pas remboursés ou ne sont pas accessibles aux neurologues. La procession d'Echternach en matière de reconnaissance des centres pour la prise en charge des AVC constitue un cas d'école de la lenteur des adaptations sur le terrain.

Les jeunes neurologues préfèrent partir à l'étranger, ou se consacrer à une carrière scientifique plutôt qu'à la pratique clinique. Ils évitent surtout les petits hôpitaux. Ceux-ci ont donc de plus en plus de mal à pourvoir leurs postes vacants, explique le Dr Vincent Van Iseghem au nom du conseil d'administration de l'Association professionnelle belge des neurologues. "Le fait de devoir assurer un service de garde avec quelques personnes seulement rebute les jeunes médecins. 'Time is brain' dit l'adage dans le domaine des AVC, mais les soins pâtiront de la diminution possible du nombre de centres S1 où une thrombolyse rapide et un triage plus poussé sont cruciaux pour l'issue d'un AVC ischémique. En outre, une permanence neurologique est importante pour un large éventail de patients aux urgences et à l'hôpital."

L'association a dressé une liste de points d'action. Elle lance un appel urgent à une approche globale, avec les différentes autorités.

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