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Réforme de l'hospitalisation de jour: la première ligne est-elle prête?

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La question a été débattue lors du dernier congrès de la Belgian association of ambulatory surgery (BAAS) qui s'est tenu le week-end dernier à l'Hôpital militaire reine Astrid.

Laurent Zanella - 16 mai 2023

Les généralistes sont sous pression. 75% d'entre eux ressentent une pression élevée, voire très élevée au travail, selon le rapport sur l'emploi du temps des médecins conduit par le SPF Santé publique. Un médecin sur cinq pense à arrêter de prendre de nouveaux patients. Un phénomène qui touche davantage la Wallonie que la Flandre.

Un travail supplémentaire

La charge de travail étant ce qu'elle est, le Dr Siegfried Van Eygen, médecin généraliste et ancien vice-président de Domus Medica, craint l'impact de la réforme de l'hospitalisation de jour sur les pratiques de médecine générale. "Cela s'ajoute au travail des généralistes. Il ne sera possible d'encaisser la réforme que si de sérieuses mesures sont prises", estime le médecin courtraisien, qui attend beaucoup du New Deal pour aider les généralistes dans leur pratique quotidienne.

Le médecin pose d'abord la question de la responsabilité. "Qui sera responsable de quoi, et quand? Où commence et où finit la responsabilité du chirurgien et celle du généraliste? En cas de complications dans les 72 heures de l'opération, quel est le protocole à suivre? Qui le patient devra-t-il contacter: l'hôpital, le médecin généraliste ou encore un professionnel de l'art infirmier? Pour l'heure, ce n'est pas clair."

Siegfried Van Eygen estime également que les compétences du médecin généraliste sont limitées, en ce sens qu'il ne peut pas tout connaître sur tout. Surtout face à des patients multimorbides. "Le généraliste ne peut être spécialiste en tout. Faudra-t-il prévoir une formation spécifique en soins postopératoires?"

Enfin, le médecin de famille pointe le problème de la communication. "Nous sommes à la traine. La communication électronique entre généralistes et spécialistes n'est pas optimale. Le meilleur moyen de communiquer reste le téléphone, mais il reste la question de la disponibilité. Des outils existent, notamment en e-santé, mais ils sont encore trop peu utilisés."

En conclusion, le généraliste réclame des protocoles clairs de la part des autorités, mais aussi davantage de collaboration entre première et deuxième ligne. "Il faut une bonne collaboration entre hôpitaux et généralistes. Il faut investir dans la concertation avec la première ligne."

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