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Budget: ça coince pour les syndicats

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Ce lundi, le Comité de l'assurance de l'Inami a approuvé la proposition de budget des soins de santé 2024. À l'unanimité côté organismes assureurs (20 voix "pour"), à la majorité côté dispensateurs de soins: 14 voix "pour", cinq "contre" et une abstention. Si AADM a suivi, le Cartel et l'Absym ont rejeté la proposition de budget.

5 octobre 2023

Le chemin de la proposition de budget 2024 n'est pas encore terminé - elle doit encore passer par la case du Conseil général de l'Inami avant d'être examinée par le gouvernement - mais elle ne fait pas l'unanimité auprès des médecins. La principale raison? Le manque d'une vraie marge budgétaire pour de nouvelles initiatives.

Pas de marge

"Il n'existe aucun nouveau moyen disponible dans cet exercice malgré les engagements du gouvernement actuel", regrette Jean-Noël Godin, directeur du GBO. Au total, 684 millions d'euros d'économie ont été réalisés sur le budget des soins de santé, malgré les besoins non rencontrés. Un montant plus élevé que la norme de croissance fixée à 2% (674,9 millions d'euros) dans l'objectif budgétaire 2024.

"En résumé, la norme de croissance a été ramenée à 0% et il n'y a donc pas de marge pour de nouvelles initiatives, initialement prévues par l'accord gouvernemental. Nous regrettons que le gouvernement ait confisqué toute cette marge par des économies - pudiquement appelées 'montants non affectés'. Heureusement, les mutuelles - merci à elles - ont prévu des moyens pour de nouvelles initiatives en travaillant sur la prime de convention (100 millions d'euros) et la moitié d'une correction technique et des montants réservés (68 millions d'euros). Ces 168 millions d'euros seront affectés prioritairement à cinq secteurs (sages-femmes, praticiens de l'art infirmier, kinésithérapeutes, dentistes et logopèdes, NdlR). Nous ne sommes pas repris dans ces secteurs, mais ils méritent cette enveloppe. Une partie est également affectée à des mesures d'accessibilité auxquelles nous souscrivons également." Ces mesures concernent, notamment, l'octroi semi-automatique du statut BIM aux chômeurs et aux invalides isolés et l'individualisation du BIM pour les cohabitants en invalidité.

La médecine générale oubliée

Deux mesures concernent davantage les médecins: l'une visant à mieux financer les soins palliatifs et l'autre visant à donner au médecin généraliste la possibilité d'être le référent de première ligne pour le trajet d'obésité infantile. Insuffisant pour Jean-Noël Godin. "Les mutuelles n'ont pas trouvé le moindre euro pour revaloriser les honoraires de disponibilité, les téléconsultations par téléphone, la majoration du DMG pour tous les malades chroniques sans limite d'âge ou encore le financement de la consultation de longue durée. Nous considérons que la médecine générale est ignorée de la proposition."

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