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Nutrivigilance, un système de surveillance des aliments

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Le SPF Santé lance un nouveau système de surveillance des aliments. But: mieux identifier les effets indésirables des compléments alimentaires, des "nouveaux" aliments, des aliments pour des groupes spécifiques et ceux enrichis en vitamines et minéraux.

15 janvier 2024

La catégorie des "nouveaux" aliments concerne les ingrédients alimentaires qui n'étaient pas consommés en quantité significative dans l'Union européenne avant 1997 tels que le jus de noni, les graines de chia et les insectes. Les aliments destinés à des groupes spécifiques comprennent, notamment, la nourriture pour les nourrissons ou les personnes atteintes de maladies.

Le système ne se substitue pas au mécanisme d'alerte de l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) puisqu'il concerne des produits jugés conformes et ne présentant pas de défaut et ou de contamination. Tous les effets indésirables peuvent être déclarés, quelle que soit leur nature ou leur gravité, précise le SPF Santé publique. "On constate que de plus en plus d'ingrédients mis sur le marché n'ont pas encore été associés entre eux, par exemple dans le cas de compléments alimentaires", explique Dominique de Clock, attachée "Food et Cosmetics" au SPF Santé publique. "Des problèmes peuvent également survenir en cas de mauvaise utilisation d'un produit."

Cette dernière cite notamment le cas de la levure de riz rouge, utilisée pour réduire le cholestérol, qui, consommée à trop grande échelle, peut provoquer des troubles squelettiques et musculaires. "Il a fallu du temps avant que les médecins ne déterminent que la levure de riz rouge était l'origine du problème", souligne Dominique de Clock. D'où l'intérêt d'un mécanisme permettant de centraliser les informations de façon structurée.

Si les fabricants, distributeurs et détaillants sont tenus légalement de déclarer d'éventuels effets secondaires, les citoyens et les professionnels de santé sont également invités à le faire via un formulaire disponible sur le site du SPF Santé publique. Les déclarations suffisamment documentées sont ensuite étudiées par un expert médical spécialisé et par la Commission de Nutrivigilance, composée de différents experts, médecins et professionnels de santé.

"Si le cas rapporté est grave, nous n'allons pas attendre d'en avoir plusieurs. On considère que chaque déclaration est une alerte", précise l'attachée du SPF Santé publique.

Selon les conclusions des experts, il pourra être décidé de procéder à un retrait du produit, en concertation avec l'Afsca, ou de demander à son fabricant d'en adapter l'étiquetage ou la composition.


Belga

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