1.520 étudiants seront admis à l'issue du prochain concours d'entrée en médecine

Lors de l'année académique prochaine, 1.520 étudiants seront admis à l'issue du concours d'entrée aux études en sciences médicales qui sera organisé le 28 août prochain, indique mercredi la ministre de l'Enseignement supérieur, Françoise Bertieaux (MR).
Sur ces 1.520 étudiants dits admissibles, 1.346 le seront pour la filière de médecine et 174 pour la dentisterie.
L'an dernier, lors de la première édition du concours, plus de 5.300 candidats avaient présenté l'épreuve pour 1.543 admis.
Les inscriptions pour l'épreuve d'août prochain sont ouvertes depuis ce mercredi 15 mai et ce jusqu'au 7 juillet prochain à 23h59. Celles-ci se font exclusivement en ligne via le site https://www.concoursmd.be
Comme l'an dernier, le nombre de candidats non-résidents est fixé à 15% du nombre total d'admissibles.
Le nombre de candidats admissibles fixé par le gouvernement tient compte d'une part des quotas de praticiens francophones fixés par le Fédéral (929 pour médecine et 106 pour la dentisterie pour 2030); et d'autre part du "taux de déperdition" des étudiants fixé par le gouvernement de la FWB.
Ce taux de déperdition évalue le nombre d'étudiants qui ne s'inscriront finalement pas en faculté de médecine malgré la réussite du concours d'entrée, ou qui ne finiront pas le cursus, ou qui ne poursuivront pas en Belgique une formation conduisant à un titre professionnel particulier.
A la suite d'un accord avec le Fédéral intervenu en 2022 après des années de bras de fer politique, la FWB a transformé depuis l'an dernier l'examen d'entrée qu'elle organisait depuis 2017 en concours d'entrée, avec désormais un nombre prédéterminé d'étudiants reçus.
BELGA
Accord entre la Flandre et la Communauté germanophone
Cet accord permettra chaque année à huit étudiants germanophones de suivre le cursus en médecine et à deux étudiants de suivre les études en dentisterie organisées par la communauté flamande, s'ils réussissent l'examen d'entrée. Cet examen sera traduit en langue allemande.
"Nous étions confrontés à un double problème", a observé le ministre-président germanophone Oliver Paasch, accompagnée de la ministre germanophone de l'Enseignement Lydia Klinkenberg. "Nos étudiants n'avaient pas la possibilité de passer l'examen d'entrée dans leur langue maternelle et ils étaient en concurrence avec d'autres étudiants qui passaient l'examen dans leur propre langue. Nous sommes une petite communauté. Pour nous, dix étudiants, cela représente beaucoup."
"Nous avons eu une discussion avec la Communauté française pendant des années, mais nous n'avons pas trouvé de solutions", a-t-il ajouté.
Le ministre-président flamand Jan Jambon s'est aussi réjoui de cet accord. "Ce qui est unique au système fédéral belge, c'est que nous pouvons travailler de communauté à communauté".
Le quota de 10 étudiants se situe toutefois au-delà du quota fédéral fixé pour la communauté flamande. "Il n'y aura pas de médecin en moins en Flandre", a rassuré le ministre flamand de l'Enseignement Ben Weyts. "Nous avons ignoré le quota fédéral, ce qui permet désormais d'également aider les germanophones", a-t-il expliqué. "La Communauté germanophone n'a reçu aucune réponse de la Communauté française ni du gouvernement fédéral. Nous sommes heureux de pouvoir les aider avec la qualité de notre examen d'entrée et de nos formations."
L'objectif est de pallier la pénurie de médecins dans l'est du pays, qui ne compte qu'une septantaine de médecins pour 80.000 habitants.