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Il faut de meilleurs soins de santé mentale pour les demandeurs d'asile

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Les demandeurs d'asile sont particulièrement vulnérables aux troubles mentaux en raison de leur parcours migratoire et des conditions d'accueil en Belgique. Le Conseil supérieur de la santé recommande de renforcer l'accès aux soins de santé mentale, d'améliorer la formation des professionnels et de garantir un soutien psychosocial adapté. Ces mesures faciliteraient leur intégration et respecteraient les engagements en matière de droits humains.

23 septembre 2024

Les demandeurs d'asile sont particulièrement vulnérables aux problèmes de santé mentale en raison de leur parcours migratoire et des conditions liées à la procédure d'asile. Ils sont plus exposés à des troubles tels que le stress post- traumatique, l'anxiété et la dépression. Les facteurs aggravants incluent le racis- me, la discrimination, l'isolement social, la complexité des démarches administra- tives, et les longues périodes d'attente.

En Belgique, bien que toute personne ait droit à des soins de santé, y compris les demandeurs d'asile, l'accès à ces services reste problématique. Le Conseil supérieur de la santé (CSS) identifie plusieurs obstacles, notamment la méconnaissance du système de santé, les barrières linguistiques, les différences culturelles, et le manque de formation adéquate pour les professionnels de santé.

Le CSS propose des recommandations à différents niveaux. À l'échelle européenne, il préconise une politique d'asile fondée sur les droits humains et la sécurisation des routes migratoires. Au niveau fédéral, il recommande de garantir un logement adéquat aux demandeurs, de fournir un soutien psychosocial et de renforcer la formation du personnel des centres d'accueil. Le CSS insiste aussi sur l'importance d'informer clairement les demandeurs d'asile sur le cadre juridique et d'assurer un soutien adéquat tout au long de la procédure.

Approche personnalisée

Concernant les soins de santé mentale, le CSS appelle à rendre ces services plus accessibles, à former les professionnels de santé à la diversité culturelle, et à renforcer l'accompagnement pour les groupes vulnérables, tels que les mineurs non accompagnés ou les personnes LGBTQIA+. Il souligne également l'importance d'une approche personnalisée, culturelle et sensible dans les soins prodigués aux demandeurs d'asile.

En formant les professionnels de santé et en intégrant les enjeux de santé mentale dans les politiques d'accueil, la Belgique pourrait améliorer l'intégration des demandeurs d'asile. Ceux-ci représentent une part significative des nouveaux arrivants, dont une meilleure prise en charge de la santé mentale faciliterait leur insertion sociale et contribuerait au respect des engagements du pays en matière de droits humains.

"Pour les demandeurs d'asile qui se verront attribuer des documents de séjour et qui donc ont la possibilité de rester en Belgique, avoir une attention plus soutenue envers leur santé mentale facilitera leur intégration dans la société belge", souligne le CSS.

Français en situation de handicap "maltraités" en Belgique: cinq structures fermées et 13 supervisées

Sur les 60 structures accueillant en Belgique des Français en situation de handicap qui ont été analysées entre 2015 et 2023 par la Cour des comptes française, cinq ont été fermées et 13 sont toujours supervisées par l'Aviq, indique le ministre wallon de la Santé, Yves Coppieters.

Interrogé en séance plénière du parlement wallon, Yves Coppieters indique "avoir pris acte" du rapport pointant des "manquements graves", dont des "maltraitances", depuis 2015 dans 60 établissements accueillant en Belgique des Français en situation de handicap.

"L'Agence wallonne pour une vie de qualité (Aviq) était au courant, puisque c'est elle qui a transmis les informations à la Cour des comptes et qui a instruit les dossiers où des problèmes ont été signalés", a-t-il expliqué. Selon lui, 7.000 adultes et 1.200 enfants français sont complètement pris en charge dans 156 structures wallonnes. Sur ce nombre, 113 ont été inspectées par l'Aviq en 2023.

"Le problème est réel. Mais la très grande majorité des services ont mis en oeuvre des plans d'actions et des réformes. Cinq services ont été fermés par l'Aviq via un retrait de leur agrément, et 13 services dans lesquels il existe des difficultés sont toujours supervisés", a poursuivi le ministre, qui rencontrera son homologue français afin d'aborder le sujet.

"Ces structures sont sous-financées car les budgets français sont nettement inférieurs au coût réel de la prise en charge. Il y a quelque chose à faire en termes de supervision de ces établissements, mais aussi en termes politiques pour rétablir un équilibre financier", a-t-il conclu

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