Téléconsultations : "Utiles mais il faut éviter les abus" (GBO)

Lawrence Cuvelier, président du GBO, tient à la téléconsultation qui a des avantages indéniables et compte négocier pour son maintien. Il reconnaît cependant que certains médecins généralistes (une minorité) abusaient quelque peu du système.
La téléconsultation présente des avantages notables, notamment en termes d'efficacité et de confort pour les patients qui n'ont pas besoin de se déplacer en cabinet, pointe le Dr Cuvelier. " Elle contribue également à réduire l'empreinte carbone. Toutefois, une minorité de médecins généralistes (environ 10%) en fait un usage intensif, jusque quatre par jour, ce qui pèse lourdement sur le budget. "
La qualité des soins en téléconsultation n'atteint pas toujours celle des consultations physiques, certains diagnostics nécessitant une visite en personne après une consultation à distance, reconnaît le GBO. " Malgré tout, la téléconsultation a permis des gains en efficacité, comme observé dans une étude parue dans le New England Journal of Medicine. Il arrive fréquemment que les téléconsultations aboutissent à des consultations physiques, ce qui réduit l'intérêt initial de ce service."
Cadre thérapeutique bien défini
Il est recommandé d'utiliser la téléconsultation dans un cadre thérapeutique bien défini, lorsqu'il y a un suivi régulier du patient, estime le Dr Cuvelier. " En revanche, l'utilisation excessive pour des consultations rapides et de moindre qualité est à éviter, car elle dévalorise la pratique 'physique' de la médecine générale. "
En matière de dépenses de santé, les dépassements budgétaires liés aux médicaments, comme l'Ozempic ou les traitements coûteux pour des maladies telles que la maladie de Crohn ou l'arthrite psoriasique, représentent un fardeau considérable, reconnaît le GBO. " Ces médicaments, bien qu'efficaces, engendrent des coûts très élevés, enrichissant principalement certaines entreprises pharmaceutiques. "
Enfin, des ambiguïtés subsistent dans les discussions avec les assureurs, en particulier concernant la suppression possible de certains services. L'absence de gouvernement complique également la prise de décisions concrètes dans cette période d'incertitude.