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OMS : Plus de vaccination pourrait rendre 2,5 milliards de doses d'antibiotiques superflues

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Des investissements accrus dans les vaccins pourraient chaque année prévenir plus d'un demi-million de décès dus à la résistance aux antimicrobiens et réduire l'utilisation d'antibiotiques. C'est ce qu'indique un nouveau rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Erik Derycke - 14 octobre 2024

Les vaccins contre 24 agents pathogènes courants[1] pourraient réduire l'utilisation mondiale d'antibiotiques de 22 %, ce qui correspond à 2,5 milliards de doses quotidiennes définies (DDD). Cela permettrait de prévenir de nombreux décès liés à la résistance aux antimicrobiens (RAM).

Certains de ces vaccins sont déjà disponibles, mais sont trop peu utilisés, tandis que d'autres doivent être développés et mis sur le marché dès que possible.

Ce nouveau rapport s'appuie sur une étude de l'OMS publiée l'année dernière dans BMJ Global Health. Elle estimait que les vaccins contre la pneumonie à pneumocoques, Haemophilus influenzae type B (Hib, une bactérie qui cause la pneumonie et la méningite) et la typhoïde, déjà en usage, pourraient chaque année prévenir jusqu'à 106 000 décès liés à la RAM.

En outre, 543 000 décès supplémentaires pourraient être évités si de nouveaux vaccins contre la tuberculose et Klebsiella pneumoniae étaient développés et déployés.

Réduction de l'utilisation des antibiotiques

La vaccination contre Streptococcus pneumoniae pourrait potentiellement éviter 33 millions de doses d'antibiotiques, celle contre la typhoïde pourrait en éviter 45 millions, et la vaccination contre le paludisme causé par Plasmodium falciparum pourrait éviter jusqu'à 25 millions de doses d'antibiotiques.

Un vaccin contre la tuberculose aurait l'impact le plus significatif, avec une réduction potentielle de 1,2 à 1,9 milliard de doses d'antibiotiques.

En tout, 2,5 milliards des 11,3 milliards de doses utilisées chaque année pour les maladies étudiées dans ce rapport ne seraient plus nécessaires si des vaccins étaient disponibles et administrés.

[1]Les 24 agents pathogènes étudiés sont : Acinetobacter baumannii, Campylobacter jejuni, Clostridioides difficile, Enterococcus faecium, Escherichia coli entérotoxigénique (ETEC), Escherichia coli extra-intestinal pathogène (ExPEC), Streptocoques du groupe A (SGA), Haemophilus influenzae type B (Hib), Helicobacter pylori, Klebsiella pneumoniae, Mycobacterium tuberculosis, Neisseria gonorrhoeae, Salmonella non typhoïdale, Pseudomonas aeruginosa, Salmonella Paratyphi A, Salmonella typhi, Shigella, Staphylococcus aureus, Streptococcus pneumoniae, Plasmodium falciparum (paludisme), la grippe, le norovirus, le rotavirus, et le virus respiratoire syncytial (VRS).

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