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Dépassement budgétaire imprévu : passer le cap du Conseil général (GBO)

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Le GBO est malheureux de constater, comme tous les acteurs de la concertation, un dépassement du budget imprévu dû notamment aux phono-consultations et au secteur du médicament. Pour être approuvé par le Conseil général lundi prochain, des corrections sont indispensable bien que regrettables... Sinon, adieu l'indexation.

la rédaction - 16 octobre 2024

Le déficit budgétaire de 2025 impose des mesures de correction drastiques pour éviter des sanctions financières, affirme le GBO dans son Flash-info. Les phono-consultations, bien qu'essentielles, devront faire l'objet de réformes transitoires pour contenir leur impact budgétaire. Toutefois, ces ajustements doivent être intégrés dans une réflexion plus large sur le financement de la médecine générale, afin de garantir un système de soins durable et équitable pour tous.

Un dépassement budgétaire plus grave que prévu

Les autorités avaient initialement annoncé un léger dépassement du budget des soins de santé pour 2024, laissant entrevoir des marges pour améliorer les conditions de travail. Cependant, les prévisions révisées de septembre ont révélé une réalité beaucoup plus sombre : un déficit de 216 millions d'euros, largement attribué à la hausse des honoraires médicaux, dont 70 millions liés à l'explosion des consultations à distance, en particulier des phono-consultations.

Cette situation budgétaire nécessite des mesures immédiates pour éviter que la proposition budgétaire ne soit rejetée par le Conseil Général lundi prochain. En l'absence d'une action corrective, la responsabilité budgétaire pourrait être confiée au Conseil des Ministres, ce qui menacerait les indexations d'honoraires et la norme de croissance légale. La pression politique, accentuée par un gouvernement en affaires courantes, complique davantage la situation, ne permettant aucune réforme majeure.

Montée en puissance des consultations à distance

Les phono-consultations, qui devaient initialement être budgétairement neutres, ont explosé après la pandémie de Covid-19, passant de 2 à 6 millions d'actes en un an. Cette augmentation s'explique par une forte demande des patients, et ces consultations ont permis aux médecins généralistes de gérer une surcharge de travail croissante due à une pénurie de personnel. Cependant, 16 % des médecins généralistes sont responsables de plus de la moitié des phono-consultations, ce qui a contribué au dépassement budgétaire.

Le cadre actuel manque de clarté et de structure, ouvrant la voie à des interprétations variées des règles. Une réforme définitive est attendue pour 2026, mais des mesures transitoires seront mises en place dès 2025 pour réduire l'impact budgétaire des consultations à distance. Parmi les options évoquées : la réduction des honoraires, la limitation du volume annuel de consultations, et la forfaitarisation partielle ou totale de ces prestations.

Réformes à court terme pour les consultations à distance

Le GBO/Cartel, tout en étant attaché au maintien des consultations à distance dans la nomenclature, reconnaît la nécessité de mesures transitoires pour 2025. Une réduction des coûts sera probablement inévitable, avec une possible limitation du nombre de phono-consultations par médecin généraliste (entre 1.000 et 2.000 par an). Une évaluation plus rigoureuse de la consommation de ces prestations est prévue, et une clarification de la réglementation est attendue pour 2026.

" Il est toutefois crucial que les économies réalisées sur les consultations à distance soient compensées par des ajustements dans d'autres domaines de la médecine générale, afin de ne pas pénaliser l'ensemble des professionnels de santé. "

Plaidoyer pour une réforme globale de la médecine générale

Le GBO/Cartel appelle à une réflexion plus large sur le financement de la médecine générale. " Alors que les besoins des patients augmentent et que les médecins sont sous pression, il est inadmissible de restreindre les financements de ce secteur crucial du système de santé. Une approche plus intelligente de la gestion des soins, incluant un échelonnement des prestations, pourrait permettre une meilleure répartition des ressources et des économies substantielles à long terme. "

" La politique actuelle, qui favorise les médicaments innovants aux coûts exorbitants, limite la capacité à rémunérer équitablement les prestataires de soins primaires. " Le GBO/Cartel prévient " qu'à défaut de réformes structurelles, la profession médicale continuera à perdre des praticiens, exacerbant la colère et la frustration dans le secteur. Il est impératif de relever ce défi pour assurer la pérennité du système de santé. "

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