PremiumGestion médicale

Certificat d'incapacité papier: le début de la fin

photo

Une nouvelle fonctionnalité progressivement intégrée aux logiciels métiers des médecins permet maintenant d'envoyer le certificat d'incapacité de travail de votre patient par voie électronique. Les applications sont encore limitées, mais la digitalisation est en marche.

Francois Hardy - 4 novembre 2024

Vous mettez un patient en arrêt de travail? Il peut désormais vous demander de transmettre son certificat d'incapacité de travail directement à sa mutualité ou à Medex (en fonction de son statut professionnel), de façon électronique.

L'Inami, la plateforme eHealth, Medex et le Collège intermutualiste ont "mutualisé" leurs forces pour développer Mult-eMediatt, une nouvelle application qui s'intègre à votre logiciel métier. Grâce à elle, transmettre un certificat d'incapacité de travail devrait devenir plus rapide, plus simple et plus sécurisé. Elle devrait permettre au patient de ne plus devoir jongler entre les différents modèles de certificats, les destinataires, les délais et les canaux de remise (poste, main propre...).

Les conditions dépendent du statut du patient

Si le consentement du patient est nécessaire dans toutes les situations, la procédure et d'autre conditions diffèrent en fonction du statut professionnel de votre patient. S'il travaille pour une administration publique (fonctionnaire sous statut ou contractuel) pour laquelle il doit transmettre ses certificats d'incapacité à Medex, vous pouvez alors envoyer le certificat électroniquement à Medex dès le premier jour d'incapacité de travail. Dans une prochaine étape, Mult-eMediatt permettra aussi d'envoyer le certificat à d'autres employeurs tels que les services médicaux des cheminots, de la police, etc... Toujours sur la base volontaire de chacune des parties concernées.

Si votre patient est travailleur indépendant, salarié dans le secteur privé ou demandeur d'emploi, pour le moment, les conditions sont plus complexes. Pour que vous puissiez envoyer son certificat électroniquement à sa mutualité, il doit s'agir d'une incapacité de plus de 14 jours ou d'une prolongation d'incapacité. Mult-eMediatt ne permet pas encore d'envoyer de certificat pour une incapacité de moins de 14 jours mais annonce qu'à terme, ce sera possible dès le premier jour d'incapacité.

Le papier n'est pas encore enterré

Le travailleur indépendant, salarié du secteur privé ou demandeur d'emploi devra encore faire attention à une chose. Même en cas d'incapacité de plus de 14 jours, Mult-eMediatt ne permet pas d'envoyer électroniquement le certificat destiné à son employeur. Ici aussi, une évolution est prévue par la plateforme. Dans cette situation comme dans celle d'une incapacité de moins de 14 jours, le bon vieux certificat papier sera donc encore de mise.

L'Inami rappelle que le consentement du patient est indispensable pour que vous puissiez envoyer son certificat électroniquement. Le patient pourra encore changer d'avis, en donnant ou en retirant ce consentement par après lors de toute consultation. La fonctionnalité Mult-eMediatt est progressivement intégrée aux différents logiciels métiers. Elle s'inscrit dans la vision globale de l'e-Santé de l'Inami.

Wat heb je nodig

Accès GRATUIT à l'article
ou
Faites un essai gratuit!Devenez un membre premium gratuit pendant un mois
et découvrez tous les avantages uniques que nous avons à vous offrir.
  • accès numérique aux magazines imprimés
  • accès numérique à le Journal de Médecin, Le Phamacien et AK Hospitals
  • offre d'actualités variée avec actualités, opinions, analyses, actualités médicales et pratiques
  • newsletter quotidienne avec des actualités du secteur médical
Vous êtes déjà abonné? 

Partagez votre histoire (d'actualité)

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles

Articles connexes

Désimplifier les régimes à comprimé unique, une option efficace et économique, mais uniquement sur base volontaire

Même si le passage volontaire d'un régime à prise unique vers la prise de plusieurs comprimés chaque jour s'est avéré acceptable pour les personnes vivant avec le VIH aux Pays-Bas, un passage forcé, exigé par certains organismes assureurs pour économiser de l'argent, s'est, par contre, avéré inacceptable, et a même conduit à une augmentation paradoxale des coûts après un an d'application.

Bénéfique, tant pour le patient que pour le prestataire de soins

"La divulgation ouverte s'inscrit parfaitement dans le cadre de la qualité des soins", déclare le Pr Kris Vanhaecht, du Leuvens Instituut voor Gezondheidszorgbeleid (LIGB). En tant que professeur de qualité et de sécurité des patients, il est bien placé pour présenter ce concept encore récent.

L'obligation d'informer existe déjà, mais elle pourrait être plus claire

Le Pr Steven Lierman enseigne le droit médical à la KULeuven et dirige également le département juridique du Leuvens Instituut voor Gezondheidszorgbeleid (LIGB). Nous lui avons demandé d'expliquer la base juridique de la divulgation ouverte dans les soins (hospitaliers).

Donnez-vous de l'espace, au patient et à vous-même

La divulgation ouverte est nécessaire, mais elle est également difficile. Ce type de communication a reçu trop peu d'attention dans la formation des médecins. Walter Rombouts est spécialisé en communication dans les situations difficiles, et formateur en communication.

Des nouvelles à partager ?

Vous avez des informations pertinentes pour nos rédacteurs ? Partagez-les avec nous via ce formulaire.

Signalez-nous des nouvelles
Magazine imprimé

Édition Récente
02 juin 2026

Lire la suite

Découvrez la dernière édition de notre magazine, qui regorge d'articles inspirants, d'analyses approfondies et de visuels époustouflants. Laissez-vous entraîner dans un voyage à travers les sujets les plus brûlants et les histoires que vous ne voudrez pas manquer.

Dans ce magazine