Dès 30 ans, un test à effectuer tous les cinq ans pour dépister le cancer du col de l'utérus

À partir du 1er janvier, les recommandations en termes de dépistage du cancer du col de l'utérus changent. Dès l'âge de 30 ans, il est désormais recommandé d'effectuer un test primaire de dépistage du papillomavirus humain (HPV) tous les cinq ans, au lieu d'un examen cytologique tous les trois ans.
La Conférence interministérielle Santé publique a pris cette décision en décembre 2022. Ce changement se "fonde sur des preuves scientifiques" et des recommandations de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), justifie Sciensano.
En dessous de l'âge de 25 ans, aucun dépistage n'est préconisé tandis qu'entre 25 et 29 ans, l'examen cytologique tous les trois ans reste recommandé. En effet, pour cette tranche d'âge, le nombre de faux positifs risque d'être trop important alors qu'avant 30 ans, le virus disparaît en général spontanément, précise Sciensano. Après 30 ans, le virus a cependant plus de chance de persister et de progresser vers un précurseur du cancer du col de l'utérus, c'est pourquoi le test HPV est recommandé.
Collecte à la brosse
Concrètement, le prélèvement à effectuer pour le dépistage reste le même, le médecin (généraliste ou gynécologue) devant collecter à l'aide d'une brosse des cellules à la surface du col utérin. C'est au niveau de l'analyse que le changement opère : dans le cadre d'un test HPV, la détection du virus se fait par un test moléculaire. L'examen cytologique implique, lui, la recherche de cellules anormales sous microscope, explique Sciensano.
Presque tous les cas du cancer du col de l'utérus sont causés par une infection persistante avec le HPV. Il existe une douzaine de types de papillomavirus humain associés à ce cancer, ajoute Sciensano.