L'AFMPS rappelle les recommandations sur les benzodiazépines

À la suite d'un podcast Benzocare consacré à la prescription et au sevrage des benzodiazépines et médicaments apparentés, l'Agence fédérale des médicaments et des produits de santé (AFMPS) appelle patients et professionnels de santé à un usage responsable de ces traitements.
Souvent prescrites contre l'insomnie et l'anxiété, les benzodiazépines ne doivent être utilisées que sur une courte durée et à la dose minimale efficace. Pourtant, de nombreux patients prolongent leur consommation, augmentant ainsi le risque d'effets secondaires : troubles cognitifs, somnolence diurne, risque accru de chutes... Une prise prolongée (au-delà de 1 à 2 semaines) expose à une tolérance réduite ainsi qu'à une dépendance physique et psychologique, dont le risque s'accentue avec la dose et la durée du traitement.
Éviter l'usage prolongé et la dépendance
L'AFMPS insiste : la meilleure prévention reste d'éviter une prescription inutile. Lorsqu'un traitement est envisagé, il est essentiel d'informer le patient des risques et de la durée limitée d'efficacité.
Il est conseillé de prévoir une consultation de suivi après une semaine afin d'évaluer les effets, détecter d'éventuels effets indésirables et ajuster l'accompagnement du patient. Par ailleurs, privilégier des conditionnements réduits (moins de 30 comprimés) incite à un réexamen régulier de la nécessité du traitement.
Comment organiser un sevrage ?
Le sevrage est recommandé pour tous les patients en consommation chronique, en particulier les personnes âgées, plus vulnérables aux risques de chute. Un arrêt brutal est déconseillé, car il peut entraîner des symptômes de sevrage et un effet rebond, nécessitant un arrêt progressif sous suivi médical.
Des outils pratiques sont disponibles pour accompagner ce processus, notamment un guide destiné aux médecins et pharmaciens, publié par le SPF Santé publique, ainsi qu'une formation en ligne du CBIP, qui propose des conseils concrets pour réussir le sevrage.