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Dépenses pharmaceutiques en baisse relative et en hausse absolue

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Selon les chiffres de l'Inami, la part des dépenses en médicaments dans le budget total des soins de santé est passée de 17,2 % en 2015 à 15,7 % en 2024. Frank Vandenbroucke (Vooruit) a commenté ce chiffre surprenant devant la Chambre. En valeur absolue, toutefois, l'industrie est responsable d'un tiers de la croissance des dépenses.

Filip Ceulemans - 21 février 2025

Le fait que la part des dépenses pharmaceutiques dans le budget des soins de santé soit inférieure d'un point et demi par rapport à 2015 ne signifie pas pour autant une diminution en valeur absolue. " En chiffres absolus, les dépenses en médicaments continuent d'augmenter ", a précisé Frank Vandenbroucke, ministre des Affaires sociales et de la Santé publique. " Par rapport au budget global de la santé, on observe une baisse relative, mais cela s'explique par les décisions prises sous la législature précédente, qui ont consacré des moyens supplémentaires à la prise en charge psychologique, au soutien du personnel soignant, aux soins dentaires, à la kinésithérapie et aux dispositifs auditifs. Cela entraîne une diminution relative, mais les dépenses augmentent fortement en valeur absolue. "

Une hausse de 7,5 % par an depuis 2021

Depuis 2021, la croissance annuelle des dépenses nettes dans le secteur pharmaceutique atteint 7,5 %. " C'est plus que ce qui était prévu dans le cadre budgétaire ", a souligné Vandenbroucke. " À politique inchangée, nous pouvons nous attendre à une augmentation moyenne de 6 % par an des dépenses en médicaments sur la durée de cette législature. L'évolution cumulée représente un coût total de 1,3 milliard d'euros. Cela signifie que l'industrie pharmaceutique est responsable d'un tiers de la croissance des dépenses en soins de santé. Il est donc évident qu'un effort est nécessaire pour maîtriser ces coûts. "

Les médicaments personnalisés : une opportunité et un défi budgétaire

Interrogé par le VB sur sa position concernant les médicaments personnalisés en oncologie et pour les maladies rares, Vandenbroucke a reconnu leur potentiel, mais aussi les défis budgétaires et logistiques qu'ils posent. " Nous devons les utiliser de manière ciblée pour éviter le gaspillage. C'est pourquoi les patients sont testés avant le début du traitement afin de déterminer s'ils tireront un bénéfice thérapeutique et éviter des effets secondaires excessifs. Un remboursement n'est prévu que si l'on peut démontrer que le patient est très susceptible de bien répondre à la thérapie. "

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