Résolution : inclure la valeur de la Lp(a) dans la prévention des maladies cardiovasculaires
La députée Carmen Ramlot (Les Engagés) a soumis le 25 mars à la Chambre une proposition de résolution visant à inclure la valeur de la lipoprotéine(a) dans la stratégie de lutte contre les maladies cardiovasculaires.
Les maladies cardiovasculaires constituent un problème majeur de santé publique, affirment les pétitionnaires. Avec le cancer, elles sont la principale cause de décès et représentent un lourd fardeau économique. L'élaboration et la mise en œuvre d'une stratégie globale de lutte contre les maladies cardiovasculaires sont absolument nécessaires.
L'accord de coalition stipule d'ailleurs : "En collaboration avec les régions, nous élaborons de nouveaux plans d'action pour détecter et traiter les maladies à temps, en adoptant une approche globale dans laquelle chacun assume l'entière responsabilité de la réalisation d'objectifs communs en matière de santé. Il devrait y avoir, entre autres, un nouveau plan contre le cancer, ainsi qu'un plan pour les maladies cardiovasculaires et un plan pour les maladies neurodégénératives".
Plus précisément, la résolution demande que " les niveaux de lipoprotéine(a) soient inclus dans la stratégie de lutte contre les maladies cardiovasculaires". Les lipoprotéines sont des particules composées de protéines auxquelles sont liées des molécules de lipides (graisses).
Le dépistage de la Lp(a) dans la population se justifie non seulement d'un point de vue clinique (notamment dans le but d'informer les personnes des risques auxquels elles sont exposées et de leur permettre de prendre des mesures préventives concrètes), mais aussi d'un point de vue de santé publique et pour des raisons budgétaires, plusieurs études ayant démontré le rapport coût-efficacité d'une telle mesure.
Demandes au gouvernement fédéral
La résolution demande au gouvernement fédéral
- de mentionner la détermination de la valeur de la Lp(a) comme moyen de prévention dans le plan maladies cardio-vasculaires ;
- sous réserve d'un avis médical contraire, de rembourser une fois par patient le dosage de la Lp(a), en vue d'améliorer la prévention des maladies cardiovasculaires athérosclérotiques, soit à partir de 18 ans ; soit dès l'enfance en cas d'antécédents familiaux avec manifestation précoce ou d'incident cardiovasculaire grave ;
- organiser une campagne nationale de sensibilisation du public et un dépistage systématique de la Lp(a) dans l'année qui suit l'adoption de cette solution ;
- veiller à ce que, si une valeur élevée de Lp(a) est détectée lors du dépistage, les parents au premier degré soient informés avec le consentement de la personne concernée, afin qu'un dépistage familial renforcé et, si nécessaire, un suivi spécialisé puissent être effectués ;
- évaluer les résultats et l'impact de la campagne nationale de sensibilisation et du dépistage systématique de la Lp(a) dans les trois ans suivant son lancement.