Proposition de résolution
Pour un plan national de lutte contre les AVC
Les députés Nawal Farih et consorts (cd&v) ont déposé à la Chambre des représentants une proposition de résolution visant l’élaboration d’un plan national de lutte contre les AVC.
Un plan national de lutte contre les AVC constitue depuis des années une revendication explicite du Belgian Stroke Council. L’organisation a déjà souligné à plusieurs reprises que, sans plan national, la Belgique ne peut mener une politique cohérente, mettre en œuvre des améliorations de la qualité des soins ni recueillir des données fiables permettant un suivi systématique de la prise en charge des AVC.
Demandes adressées au gouvernement fédéral
La proposition de résolution demande au gouvernement fédéral :
- D’établir un plan national AVC décrivant l’ensemble de la chaîne de soins, depuis la prévention primaire et les soins aigus jusqu’à la revalidation et aux soins de suivi ;
- De mettre ce plan en œuvre pour 2027 au plus tard, avec une évaluation et une actualisation quinquennales sur la base de résultats objectifs et de données scientifiques probantes;
- De créer un registre national des AVC obligatoire, assorti d’une collecte de données automatique et standardisée au niveau des patients, afin de pouvoir suivre et améliorer systématiquement la qualité, l’accessibilité et les résultats de la prise en charge des AVC en Belgique;
- De développer des programmes de sensibilisation à la reconnaissance précoce des signaux d’AVC et à l’importance d’un accès rapide aux examens diagnostiques nécessaires en cas de suspicion d’AVC;
- De renforcer l’organisation de la phase préhospitalière, notamment par l’instauration d’un système uniforme de prénotification permettant d’informer à temps les hôpitaux de l’arrivée de patients présentant une suspicion d’AVC;
- De suivre activement et d’éliminer les disparités régionales en matière d’accès aux soins en cas d’AVC aigu, en particulier en ce qui concerne les délais d’intervention, l’accès aux unités neurovasculaires, les diagnostics essentiels, la thrombolyse intraveineuse (TIV) et la thrombectomie endovasculaire (TEV), afin que tous les patients victimes d’un AVC, quels que soient leur lieu de résidence ou leur statut socioéconomique, aient accès en temps utile à des soins spécialisés de qualité en matière d’AVC;
- De renforcer la mise en œuvre des examens diagnostiques essentiels en phase aiguë;
- D’examiner comment des modèles de soins innovants, tels que les unités neurovasculaires mobiles (ambulances spécialisées dotées d’une équipe de professionnels de la prise en charge des AVC et de technologies de pointe comme l’imagerie CT (ou imagerie par tomodensitométrie)) ou les programmes “one-step stroke”, peuvent contribuer à accélérer le diagnostic et le traitement des patients victimes d’un AVC en Belgique;
- De fixer un cadre clair pour la revalidation multidisciplinaire précoce en phase aiguë (unité neurovasculaire), de sorte que la revalidation puisse débuter de manière systématique et suffisamment tôt;
- De mettre en place un parcours de soins de suivi pour les patients victimes d’un AVC, comprenant au moins une consultation de suivi obligatoire entre trois et six mois après la sortie de l’hôpital, un programme de revalidation et de transition personnalisé et l’ancrage structurel d’équipes de sortie précoce soutenue (Early
Supported Discharge-teams); - D’évaluer et de réviser la réglementation relative à l’aptitude à la conduite après un AVC, telle que prévue par l’arrêté royal du 23 mars 1998 relatif au permis de conduire, à la lumière des connaissances médicales
actuelles, de la réglementation européenne et des pratiques en vigueur dans les pays voisins, en vue d’une évaluation plus individualisée de l’aptitude à la conduite