Cinq sites internet ferment boutique
En novembre dernier, la Belgique prenait part à une vaste opération internationale destinée à lutter contre la vente internet de médicaments contrefaits. Avec un solide butin à la clé : quelque 9.500 tablettes et capsules illégales destinées au marché belge ont ainsi été interceptées à l'aéroport de Zaventem. Cinq sites internet ont également dû cesser leurs activités de vente de médicaments illégaux.
Menée pour la cinquième fois sous l'impulsion de la Medicines and Healthcare Products Regulatory Agency (Royaume-Uni), cette opération anti-fraude - répondant au nom de code PANGEA II - s'est tenue fin novembre dernier dans 26 pays. En Belgique, l'action a été menée conjointement par la douane, l'AFMPS et la police. Priorité du gouvernement, cette lutte contre les médicaments contrefaits fait partie du Plan d'Action 2009-2010 du Secrétaire d'Etat pour la coordination de la lutte contre la fraude Carl Devlies. Objectif de l'opération : intensifier la collaboration et les échanges d'information entre le SPF Justice, le SPF Economie, la police, la douane et l'AFMPS. L'opération visait essentiellement les sites internet illégaux, les moyens de paiement, ainsi que la livraison par paquets postaux.
Opération fructueuse
Cinq sites internet de vente de médicaments illégaux ont été fermés. Et pour un certain nombre d'autres sites internet, des enquêtes internationales sont toujours en cours.
Conclusions
La collaboration entre les différents acteurs a donné d'excellents résultats. Elle a permis de donner aux autorités nationales une image plus précise de la réalité du terrain - de quoi mieux ajuster sa politique. Grâce à cette action, des procédures standards pourront être établies pour améliorer l'approche de la criminalité dans le domaine pharmaceutique. Enfin, les différents acteurs ont souligné l'urgence d'une législation pointue pour mettre un terme au trafic international