La sentence menace les médicaments contrefaits
Au sein de l'Union européenne, un large consensus se manifeste de plus en plus pour rendre la vente de médicaments contrefaits sur internet passible de poursuites pénales. La ratification d'un tel accord mettrait de sérieux bâtons dans les roues des vendeurs de la toile.
Au total, quelque 47 pays se sont déjà prononcés en faveur de la proposition visant à rendre la vente de faux médicaments sur internet passible de poursuites pénales en Europe. Ils négocient à présent auprès du Conseil de l'Europe pour en faire un traité européen, lequel ne concernerait pas le seul territoire européen, mais s'appliquerait aussi aux autres pays ayant ratifié l'accord. Les patients cherchent à se procurer sur la toile des médicaments moins chers. Mais la qualité de ces médicaments n'est absolument pas contrôlée, ce qui représente un risque croissant pour la santé publique. Le grand problème se situe du côté des vendeurs. Dès que leurs activités sur le net sont interdites dans un pays, ils déménagent aussitôt sur un site d'un autre pays. D'où la volonté des Etats membres de concevoir un traité qui soit d'application partout dans le monde.