Les erreurs de délivrance éviteront la case prison
Au Royaume-Uni, les pharmaciens réclament depuis longtemps la suspension des peines d'emprisonnement pour les erreurs de délivrance à l'officine. Une demande à laquelle le gouvernement britannique s'apprêterait à répondre favorablement.
Il y a un an, une erreur de délivrance d'une pharmacienne défrayait la chronique et relançait le débat autour de la sentence encourue pour ce type de faute. Cette pharmacienne employée par la chaîne de supermarchés Tesco avait délivré par erreur un bêta-bloquant en lieu et place d'un corticoïde à un patient âgé souffrant de problèmes respiratoires. Erreur fatale, puisqu'elle avait entrainé la mort de ce Britannique de 72 ans. Avouant son geste, la jeune trentenaire écopait alors d'une peine de prison avec sursis. Depuis plusieurs années, les pharmaciens tentent désespérément de convaincre les parlementaires d'aller dans leur sens et de mettre fin à des peines d'emprisonnement et des poursuites légales pour de telles erreurs de délivrance accidentelles. Selon eux, les sanctions émanant des associations professionnelles seraient amplement suffisantes pour punir ces fautes non intentionnelles - les grosses négligences restant quant à elle toujours passibles de plus lourdes peines. Un appel qui semble enfin avoir été entendu par le gouvernement britannique. Ce dernier a en effet exprimé sa volonté d'empêcher à l'avenir les pharmaciens commettant une erreur de délivrance d'être poursuivis. Le Ministère de la Santé publique a confirmé que des nouvelles directives allaient être élaborées dans ce sens.