Le rideau tombe
La revue scientifique The Lancet a retiré une étude de 1998, mettant ainsi fin à une interminable saga.
Ce n'est pas tous les jours qu'un prestigieux journal scientifique comme The Lancet décide de retirer une étude de ses pages. Encore moins quand l'étude concernée a été publiée il y a... douze ans ! En février 1998, le Dr Andrew Wakefield suggérait ainsi que le vaccin rougeole-oreillons-rubéole n'était pas sans lien avec l'autisme et certaines affections intestinales. Il prétendait en effet avoir la preuve que le comportement des enfants changeait totalement après avoir été vaccinés. En cause : la combinaison des trois souches virales, qui représentait une surcharge pour le système immunitaire. Selon Wakefield, administrer trois vaccins séparément représentait une solution plus sûre. Ses observations se basaient sur une étude portant sur douze enfants.
Joute d'experts
Un mois plus tard, un panel d'experts réunis par le Medical Research Council réfutait les affirmations de Wakefield, tout comme une étude finlandaise menée durant quatorze ans. En avril 2000, Wakefield ripostait avec une nouvelle étude dirigée en collaboration avec le Professeur John O'Leary du Coombe Women's Hospital de Dublin. Lors de la présentation des résultats de cette étude au Congrès américain, le chercheur avançait alors que 24 des 25 enfants atteints d'autisme présentaient des traces du virus de la rougeole. Des propos catégoriques loin d'être partagés par le Department of Health, qui pointait le manque total de preuves tangibles.