Une première pour le contrat prix-volume
On réfléchit depuis longtemps à la manière d'arriver à un prix plus raisonnable pour les médicaments innovateurs extrêmement chers. Le contrat prix-volume figure en bonne place parmi les solutions envisagées. Un premier contrat de ce type vient d'ailleurs de voir le jour.
La Belgique se plait à cultiver toujours plus sa politique à double facette. D'un côté, nous avons les médicaments 'bon marché' et la pression fait par le gouvernement sur les médicaments de marque pour qu'ils revoient leurs prix à la baisse dès la chute de leur brevet dans le domaine public. De l'autre côté se trouvent les laboratoires, sans cesse à l'affût de médicaments innovateurs. Non seulement de médicaments orphelins, mais aussi des médicaments biotechnologiques. Ce qui fait flamber les prix, tout en offrant souvent aux patients, en contrepartie, une nette amélioration de leur qualité de vie.
L'epoprosténol lance le bal
Notre pays expérimente à présent le dénommé contrat prix-volume. Premier à s'y frotter : l'epoprosténol, un médicament contre l'hypertension pulmonaire artérielle - une maladie grave et rare qui, sans traitement, entraine la mort dans les deux à trois ans suivant le diagnostic.
Une affaire de proportions
Le résultat ? Complexe, mais efficace. Dans une première phase, on fixe un prix justifié et raisonnable de la molécule. Comment ? En comparant la valeur ajoutée du nouveau médicament aux alternatives médicamenteuses. Pour se faire une idée plus précise : le prix raisonnable de la molécule pour un traitement d'une année est estimé à 90.000 euros. Les coûts pharmaceutiques s'élèvent quant à eux à 210.000 euros. Ensuite, on examine le chiffre d'affaires supposé de la nouvelle molécule.