Une loi pour encadrer la vente des préparations pour nourrissons
Les recommandations actuelles régissant la vente des laits infantiles - et certainement les laits 1er âge - demeurent insuffisantes aux yeux de Louis Ide. Le sénateur N-VA en réfère à l'avis rendu par le Conseil Supérieur de la Santé, resté jusque-là lettre morte.
Pas d'accusations sans preuves tangibles pour Louis Ide. Le sénateur a donc chargé son épouse de faire le tour des drogueries et autres grandes surfaces pour collecter les preuves de l'absence totale de conseils avisés dans ce type de commerces - à moins de les lire directement sur les boîtes de laits. " Nous pourrions rester positifs et dire que certains employés de ces magasins ont renvoyé mon épouse et ses questions vers un pharmacien ", avance Louis Ide. " Mais cela prouve en même temps encore une fois que ces gens ne sont pas du tout formés pour répondre aux questions basiques formulées par les mamans et qu'ils donnent même parfois des conseils incorrects. " La 'fausse' jeune maman avait notamment posé la question de la possi-bilité de préparer à l'avance tous ses biberons de la journée et s'était enquis du problème du reflux.
Une expertise nécessaire
" Les préparations pour nourrissons - et certainement les laits 1er âge - sont extrêmement importants pour assurer un développement équilibré du bébé ", poursuit Louis Ide. " Les pharmaciens représentent un groupe-cible limité qui suit régulièrement depuis des années des formations sur une alimentation adaptée. Dans le cas d'une atopie chez l'un des deux parents, il est ainsi conseillé de délivrer un lait à base d'hydrolysat pour prévenir l'allergie au lait de vache. Sans oublier tous les conseils entourant les laits anti-reflux, le passage de l'allaitement maternel aux laits en poudre,... Autant de choses essentielles liées à ce type de produit. "
Un manque d'informations
Les mamans ne sont pas toujours bien informées, même sur la préparation - pourtant simple - de ces laits. " Une étude de la FDA a montré que plus de 30 % des mères ne lisent pas les instructions sur les boîtes, que 50 % ne se lavent pas les mains et que 32 % ne prêtent que peu d'attention au nettoyage de la tétine. Près de quatre mères sur dix ne s'inquiètent pas du tout des risques liés à une mauvaise préparation et conservation du biberon. "